Quel poids pour la région ?

L’unité du Jura est un idéal poursuivi par des générations de Jurassiens. Elle s’impose comme une évidence à qui veut voir la ressemblance parentale et la communauté d’intérêts qui poussent naturellement le sud et le nord du Jura l’un vers l’autre. Qu’il s’agisse de cœur ou de raison, tout nous invite à construire ensemble quelque chose de neuf, un canton remodelé, adapté aux attentes de deux régions que rien ne sépare, si ce n’est une division politique désormais caduque.

On parle la même langue, on admire les mêmes paysages, on partage les mêmes visions politiques au sens large, nous sommes de Romandie et de Suisse, attachés au fédéralisme en ce qu’il assure les plus excellentes relations possibles entre communautés culturelles et linguistiques du pays. Francophones et fiers de notre singularité, nous adhérons à l’idée de consolider le « pont culturel » qui garantit son originalité et son harmonie à la Confédération.

Or, pour s’affirmer, il faut un porte-parole, un pouvoir reconnu par ses pairs. La souveraineté cantonale offre ce pouvoir-là. Qu’en est-il du poids d’une région privée de représentants sous la coupole fédérale, ou représentée par une petite minorité, même vertueuse et digne de respect ? Nul ou quasi nul, l’expérience faite par le sud du Jura depuis 1979 le montre aisément, et il n’est pas insultant de le déplorer, simplement.

Le projet d’un « canton nouveau », s’il est regardé avec lucidité et bonne foi, apparaît comme une chance pour les trois districts de Moutier, Courtelary et La Neuveville désormais réunis dans une même circonscription électorale. Cette chance est celle de l’accession au pouvoir de décision dont ils ne disposent pas aujourd’hui. Aux côtés des districts du Jura républicain, sur un même pied d’égalité, ils en partageront les avantages décisifs. Ne vaut-il pas la peine d’y réfléchir ?

Comité de campagne « Un Jura nouveau »

 

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