Choisir l'ouverture

Le 24 novembre, nous aurons à choisir entre l'ouverture et la stabilité d'une part, le repli et l'incertitude de l'autre. L'AIJ a clairement montré ce que devrait être un canton du Jura dit historique : sa viabilité impose une réduction massive de l'administration. Il n'est nulle part question du CIP et le nouveau canton dépendrait fortement de la péréquation financière intercantonale.

Nous ne nous trouvons donc pas devant une page blanche, mais devant un rapport bien fourni et qui ne laisse pas beaucoup de place à l'imagination.

Soyons clairs : le non le 24 novembre ne signifiera pas le retour au jardin d'Eden. Nous resterons dans le monde réel, avec son cortège de choix et d'arbitrage parfois difficile entre des exigences de plus en plus élevées et des moyens qui ne sont pas extensible. Et nous n'aurons pas plus de moyens d'influencer la conjoncture mondiale. Mais face à l'évolution, pour ne pas parler des errements des cours des monnaies et aux soubresauts de la conjoncture mondiale, même le plus puissant des cantons suisses ne pourra être qu'un spectateur. Nos industries d'exportation, notre principale richesse, continueront à dépendre de l'évolution de la planète bien plus que des choix de nos collectivités. Elles ont avant tout besoin de stabilité. Nous partageons le même destin que nos voisins de l'Arc jurassien, mais à l'échelle actuelle, même un ensemble formé de Neuchâtel, du Jura et du Jura bernois ne ferait pas le poids. Nous ne sommes pas seuls et nous avons besoins d'alliés. Il est logique que le Jura regarde vers Bâle, mais il l'est tout autant que le Jura bernois regarde vers Bienne, Soleure, La Chaux-de-Fonds et Neuchâtel.

Il n'y a pas de frontières idéalement placées, mais il est certain qu'une frontière au Taubenloch serait particulièrement mal placée. Nous devons déployer nos efforts et notre créativité pour surmonter les effets des frontières, plutôt que pour les déplacer. Il y a encore beaucoup à faire dans ce domaine, mais c'est un défi passionnant à relever.

Le canton de Berne et le Conseil du Jura bernois ont clairement choisi de suivre une des voies proposées par l'assemblée interjurassienne, pendant que le canton du Jura feint d'ignorer les conditions qu'elle a mises à la viabilité de la piste du canton à 6 communes.

Choisissons la cohérence et la crédibilité et votons non le 24 novembre

Francis Daetwyler, vice-président du comité Notre Jura bernois

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