Non, le vote n’est pas irréversible !

A l’invitation et au nom de Madame la Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, l’Office fédéral de la justice a répondu le 27 août 2013 à la lettre de Construire ensemble du 16 août 2013, par laquelle notre association soulevait la question de la prétendue irréversibilité du vote du 24 novembre 2013, agitée comme un épouvantail par le camp du non.

Même si l’Office fédéral de la justice ne se départit pas de la prudence diplomatique qu’affectionne la haute administration, sa prise de position n’en est pas moins claire et confirme ce que les gens de bonne foi avaient d’emblée compris, à savoir que le scrutin du 24 novembre 2013 ne porte pas directement sur la création immédiate d’une nouvelle entité cantonale, mais sur l’engagement d’un processus qui permettrait ensuite aux populations concernées, le moment venu, de se prononcer sur la création de cette nouvelle entité cantonale.

Le Conseil-exécutif bernois n’avait d’ailleurs pas dit autre chose, lorsqu’il affirmait, dans son Message au Grand Conseil du 7 novembre 2012, que la votation du 24 novembre 2013 ne porte pas sur la création d’un nouveau canton.

Sa volte-face ultérieure, de nature exclusivement politicienne, relève de la palinodie et est en porte-à-faux avec l’évidence.

On pourra gloser sans relâche sur les modalités procédurales qui vont régir l’après-24  novembre, mais une certitude demeure. Le oui du 24 novembre sera « un oui pour s’ouvrir et découvrir ». Et non un « oui pour souffrir », outrance de langage parfaitement inepte et trivialement  provocatrice.

Construire ensemble

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