Pourquoi dire non le 24 novembre prochain

Comme l’a dit M. Dick Marty, « nos cantons sont devenus trop petits pour faire face aux défis modernes, ils ne sont souvent plus à même d’assumer seuls les tâches d’un Etat… »

M. le Ministre Charles Juillard, dans l’émission Forum de la RTS la 1ère du 19 septembre a également très spontanément affirmer: « Le canton du Jura et le canton suisse qui a la plus lourde fiscalité et touche le plus de péréquation financière, soit 30% de son budget ».

Malheureusement, l'apport du Jura bernois dans sa forme actuelle ne suffirait pas à créer une nouvelle entité cantonale qui quitterait la queue du classement fiscal cité ci-dessus. Le Prof. Jeanrenaud ne s'y est pas trompé, lui qui a clairement mis en évidence que pour être viable le nouveau canton préconisé dans une des pistes du rapport final de l'AIJ ne devrait compter que six communes, drastiquement diminuer le nombre de ses fonctionnaires et externaliser de nombreux services. La page à écrire par une éventuelle constituante ne serait donc pas aussi "blanche" que le préconise d'aucuns.

Dans ces conditions, l'avenir du Jura bernois reste dans le canton de Berne, même avec ses préoccupations financières clairement avouées. C'est un grand canton bilingue, pont entre les deux principales cultures de notre pays. Cela n'empêche pas de travailler pour la "région" et plus particulièrement pour l'Arc jurassien avec tous nos voisins. La notion de frontières cantonales devient très relative dans un 21 siècle des régions.

En conclusion, un déplacement de frontière ne ferait que déplacer les problèmes. Je vous invite donc à déposer un NON dans les urnes le 24 novembre prochain.

Annelise Vaucher, présidente du PBD, section Jura bernois

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