"NON" à bon escient

Les annexionnistes - ce mot correspond exactement à la politique constante des Parlement et Gouvernement jurassiens depuis 1979: C'est une annexion pure et simple qui attend le Jura bernois au terme du processus "pour voir". Les annexionnistes donc font dans le fantasme, le populisme et même dans l'hypocrisie.

Le Gouvernement jurassien a tiré le premier, reniant le "gentleman's agreement" du 20 février 2012,  en ventant dans un Manifeste surréaliste les conquêtes du canton du Jura, reléguant le canton de Berne au rang de canard boiteux. En feignant d'oublier que le canton pointe régulièrement en queue de classement des statistiques fédérales, les ministres jurassiens ont donné le ton, dans la tradition des références approximatives privilégiées depuis toujours par les séparatistes.

Pointer leurs entorses à l'éthiques ne ferait qu'attiser la tension ambiante.

Quand bien même, on observera qu'en séance du 2 octobre, le Parlement jurassien a élu un président de la commission de la réunification, foulant aux pieds les promesses de la déclaration d'intention de mettre fin à la "Question jurassienne". Alors que la probité intellectuelle du Conseil-exécutif bernois consacrant une partie de son "Message" au "oui" le 24 novembre n'est pas toujours compris dans le Jura bernois, la ministre Baume-Schneider, accompagnée d'un chef des Béliers (de Moutier), s'en est allée haranguer le Parlement des Jeunes (du Jura), en appelant à voter "oui".

Plus fort encore de tabac, la même a mandaté une mission auprès des écoles pour "informer", s'est -elle justifiée, sur cet événement historique du 24 novembre. On est là dans une forme d'endoctrinement de la jeunesse par l'Etat.

Provocation

L'indifférence des politiciens jurassiens à la sensibilité des habitants du Jura bernois est confirmée par la "célébration solennelle en hommage aux pères de la patrie jurassienne Roland Béguelin et Roger Schaffter", le 13 septembre écoulé, à Delémont.

Cette commémoration s'inscrit dans la campagne avant le vote du 24 novembre, a déclaré François Lachat. Est-il sûr de son effet dans le Jura bernois, François Lachat?

Le Jura bernois ne veut pas d'une société chloroformée, cadenassée par le conformisme politique hérité du Rassemblement jurassien. Il ne veut pas d'un canton où combines et copinage sont aussi courants que la fraude électorale.

Un canton affligé d'un Parlement docile, s'accommodant de la prééminence de l'exécutif avec ce que cela suppose de compromis envers la démocratie.

Dynamique, prospère, fier de son identité, conscient de ses  intérêts, soucieux d'éviter les discriminations et désireux d'assurer son avenir heureux, le Jura bernois votera "NON" à bon escient le 24 novembre 2013

                                                                                          Force démocratique

Partager
Link