OUI = OK, NON = KO !

Le 24 novembre, nous voterons sur le lancement d’un processus. L’humoriste Thierry Meury a résumé de manière parfaite l’enjeu du scrutin: « Si j’ai bien compris, le 24 novembre on demandera aux gens s’ils sont d’accord qu’on leur pose une question ! » Précisons qu’à cette question les deux régions, séparément, auront toute liberté de dire « oui » ou « non » !

Certains proclament qu’on votera déjà sur le fond. C’est faux, et le Gouvernement bernois lui-même le dément à la page 9 de son message officiel aux électeurs: « Un double « oui », écrit-il, n’entraîne pas automatiquement la création d’un nouveau canton. » Il ajoute : « Un nouveau canton naîtra si les populations concernées acceptent le projet de Constitution. »

L’analyse du Professeur Mahon et les déclarations des gouvernements de Berne et du Jura vont dans le même sens: le Jura bernois et le canton du Jura formeront deux circonscriptions distinctes lors des votes. Si l’une des deux régions dit « non » au projet de constitution conduisant à la création d’un canton des six districts, il n’y aura pas de nouvel Etat.

La seule chose qui est claire, c'est que, conformément à l'accord passé entre les cantons, un « non » le 24 novembre reviendra de fait à ouvrir la porte au vote communaliste, dont chacun connaît par avance la conséquence directe : le démantèlement du Jura bernois ! Et qu’adviendra-t-il ensuite d’une région privée de tout pouvoir et perdant sa ville principale, lassée d’exprimer un vœu sans cesse réprimé sans discussion ? Réfléchissons donc, et votons « OUI », en toute confiance.

Jean-Pierre Aellen, député au Grand Conseil bernois

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