Arrestation du directeur de campagne de Donald Trump

Arrestation du directeur de campagne de Donald Trump

Photo: Keystone

Corey Lewandowski, directeur de campagne de Donald Trump, a été inculpé mardi pour coups et blessures contre une journaliste à l'issue d'une conférence de presse le 8 mars, a indiqué la police de Jupiter en Floride. Il plaidera non coupable.

Le proche de Donald Trump 'a été arrêté ce matin et libéré avec une convocation', a dit Adam Brown, porte-parole de la police de Jupiter. La porte-parole de Donald Trump, Hope Hicks, a indiqué de son côté que Corey Lewandowski n'avait 'pas été arrêté'. 'M. Lewandowski est absolument innocent' et plaidera non coupable, a-t-elle dit.

La police a diffusé mardi une vidéo montrant l'incident entre cette journaliste et Corey Lewandowski. Contrairement à de précédentes vidéos diffusées par des chaînes de télévision présentes lors de la conférence de presse le 8 mars, la nouvelle vidéo permet de voir la scène sans que personne ne s'intercale.

On voit ainsi Fields marchant à côté de Trump, puis Lewandowski saisissant le bras de la journaliste et la tirant en arrière.

Pour un premier délit de simples 'voies de fait', Lewandowski encourt, s'il est reconnu coupable, une peine maximale d'un an de réclusion ou une amende de 1000 dollars (environ 975 francs suisses).

Soutien d'un ex-candidat à Ted Cruz

Par ailleurs, dans cette course aux présidentielles, le gouverneur du Wisconsin, Scott Walker, a publiquement appelé mardi à voter pour Ted Cruz aux primaires républicaines. Il est ainsi le dernier élu à rejoindre le camp anti-Donald Trump.

'Il est temps que nous élisions un nouveau leader fort et j'ai choisi de soutenir Ted Cruz', a déclaré Scott Walker, qui s'est retiré de la course présidentielle en septembre, sur la radio locale WTMJ. 'C'est un conservateur constitutionnel', a-t-il justifié, affirmant que son soutien était positif et non pour faire barrage à Donald Trump.

C'est le cinquième ex-candidat aux primaires républicaines à se rallier à Ted Cruz, après Jeb Bush, Carly Fiorina, Lindsey Graham et Rick Perry. Certains l'ont fait à reculons, dans l'unique but d'empêcher Donald Trump de remporter l'investiture.

Interrogé sur les raisons qui l'ont poussé à se rallier à Ted Cruz, qu'il méprisait publiquement, le sénateur de Caroline du Sud Lindsey Graham avait par exemple expliqué que le sénateur du Texas présentait l'avantage de n'être 'pas complètement fou'.

'Qu'est-ce qui vous plaît chez Cruz?' lui avait demandé le présentateur du Daily Show, sur la chaîne Comedy Central, le 23 mars. 'Ce n'est pas Trump', avait répondu Lindsey Graham. Il ne reste plus que trois candidats à l'investiture: Donald Trump, Ted Cruz et le gouverneur de l'Ohio, John Kasich.

Prochaine étape le Wisconsin

Le milliardaire new-yorkais mène dans la course aux délégués pour l'investiture (742 contre 462 pour Ted Cruz et 145 pour John Kasich), mais ses deux adversaires espèrent l'empêcher d'atteindre la barre requise de 1.237, afin de l'emporter lors d'un vote à la convention de Cleveland.

L'establishment du parti républicain se déchire sur la perspective d'une victoire de Donald Trump. Si une partie de l'appareil mène la résistance, un certain nombre de personnalités républicaines, notamment le gouverneur Chris Christie ou le neurochirurgien à la retraite Ben Carson, se sont ralliées à l'homme d'affaires.

Tous les candidats, républicains et démocrates, font campagne ces jours-ci dans le Wisconsin, où les primaires auront lieu mardi prochain.

/ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.