Cellule de Verviers: 8 à 16 ans de prison pour quatre djihadistes

Cellule de Verviers: 8 à 16 ans de prison pour quatre djihadistes

Photo: Keystone

Des peines de huit à seize ans de prison ont été prononcées mardi par le tribunal correctionnel de Bruxelles contre quatre hommes. Ceux-ci sont considérés comme les dirigeants de la cellule djihadiste démantelée à Verviers, en Belgique, en janvier 2015.

Trois d'entre eux, Marouane El Bali, Souhaib El Abdi et Mohamed Arshad écopent de 16 ans d'emprisonnement. Le quatrième, Omar Damache, est condamné à 8 ans. La cellule de Verviers a été décrite par l'accusation comme le 'brouillon' des commandos qui ont frappé Paris le 13 novembre dernier.

Le chef de cette cellule était Abdelhamid Abaaoud, qui a organisé les attaques de Paris, un Belgo-Marocain de 27 ans tué cinq jours plus tard dans un assaut policier au nord de Paris. Le président du tribunal, Pierre Hendrickx, a retracé mardi pendant plusieurs heures le parcours des prévenus, leurs délits, leurs trafics, mais aussi leurs séjours en Europe, en Turquie ou en Syrie.

Il s'est aussi attardé sur les armes retrouvées lors des perquisitions, ainsi que la saisie d''ingrédients' nécessaires à la fabrication de six kilos de TATP, l'explosif préféré de l'organisation Etat islamique (EI) qui a revendiqué les attentats de Paris.

Projets sanglants

'Ces éléments ne laissent aucune place au doute quant au fait que la cellule de Verviers fomentait un attentat', a affirmé le président du tribunal.

Il a évoqué des projets d''attentats terroristes à l'aide d'explosifs et d'armes automatiques, notamment à l'aéroport de Zaventem' à Bruxelles où, le 22 mars, deux djihadistes ont activé leur gilet explosif, provoquant la mort de 32 personnes avec un troisième kamikaze dans le métro de Bruxelles.

'La cellule de Verviers cherchait à commettre les attentats les plus sanglants à l'aide de bombes et d'armes automatiques', a déclaré M. Hendrickx.

De retour de Syrie

Des peines de 10 à 18 ans avaient été requises contre ces quatre dirigeants le 19 mai par le procureur fédéral Bernard Michel, à l'issue de deux semaines et demie de procès. 'On a vu à Paris et à Bruxelles à quoi sert le TATP', l'explosif préféré de l'EI, avait-il déclaré.

Le procureur avait souligné la dangerosité des 'returnees', ces djihadistes qui reviennent de Syrie avec pour mandat de mener des opérations sur le sol européen.

'Les porteurs d'eau, les logisticiens comme Mohamed Abrini - inculpé pour les attentats de Paris et 'troisième homme' de l'aéroport de Bruxelles - ne s'interdisent pas de commettre eux-mêmes les faits'.

/ATS
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