Désarmement: Ban Ki-moon plante un arbre d'Hiroshima à Genève

Migrants: Ban appelle les Etats à convertir leurs engagements

Photo: Keystone

Les Etats doivent convertir leurs engagements récents sur les migrants sous peine d'être jugés par l'Histoire. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé lundi à Genève à mettre fin à 'la crise de solidarité' pour assurer les droits des générations futures.

La Déclaration de New York, adoptée mi-septembre en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, 'peut faire une vraie différence dans la vie des réfugiés', a estimé M. Ban au début de la réunion du Comité exécutif du Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR). A condition que les dirigeants les mettent en oeuvre 'sur le terrain'.

Les Etats ont déclaré leur solidarité avec les réfugiés contraints de fuir leur pays, leur engagement à respecter leurs droits de l'homme et leur soutien aux pays qui les accueillent en nombre.

Le HCR devra lancer d'ici 2018 le cadre qui accompagne la Déclaration. 'Nous avons tous une responsabilité', selon M. Ban. Si la Syrie est l'une 'des situations les plus dramatiques', il a évoqué les millions de réfugiés liés aux conflits au Yémen, au Burundi ou encore au Soudan du Sud.

Responsables politiques visés par Grandi

Il a à nouveau dénoncé les attaques contre les membres du personnel de santé que beaucoup 'veulent voir tués'. Et mis en garde contre la montée de la xénophobie dans certains Etats. Tout comme le Haut Commissaire pour les réfugiés Filippo Grandi qui a dénoncé 'd'irresponsables' personnalités politiques qui attisent l'instabilité liée à la crise migratoire en Europe.

'Les générations futures jugeront avec sévérité notre incapacité collective à prévenir et résoudre les conflits et à protéger les gens des conséquences de la guerre', a dit M. Grandi. Et de déplorer à nouveau les relocalisations limitées de migrants en Europe, tout en tendant la main à l'UE pour une collaboration.

Outre les conflits, l'insécurité alimentaire, le changement climatique, les inégalités, l'exclusion et la mauvaise gouvernance constituent des moteurs du déplacement forcé de plus de 65 millions de personnes. Quelque 90% des réfugiés sont accueillis dans des pays en développement, a rappelé M. Grandi.

Financement assuré à 50%

Il souhaite une action plus étendue du HCR pour faciliter l'intégration des réfugiés, des déplacés et des quelque 10 millions d'apatrides. Il a appelé les Etats à garantir des réinstallations et des voies complémentaires pour une admission.

Le HCR devra aussi renforcer sa capacité face aux situations d'urgence. Plus de 700 déploiements ont été lancés depuis début 2015. M. Grandi veut s'assurer de l'engagement des acteurs du développement sur les déplacés et a demandé une étude sur l'action du HCR dans ce domaine pour la rendre plus cohérente. Il souhaite améliorer la connectivité des migrants et les soutiens en liquide, déjà utilisés dans plus de 60 pays.

Le HCR emploie plus de 15'000 personnes, plus du double par rapport à 2011, dans plus de 460 bureaux dans 129 pays. Il dispose au total de 3,76 milliards de dollars, la moitié de ses demandes.

/ATS
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