Euthanasie: pas d'arrêt de soins pour Vincent Lambert

Euthanasie: pas d'arrêt de soins pour Vincent Lambert

Photo: Keystone

Les médecins chargés de statuer sur le cas de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif dont le sort déchire sa famille, ont décidé jeudi de suspendre la procédure. Pour eux, les conditions de 'sérénité et de sécurité' ne sont pas réunies.

Des proches du patient ont ajouté que Daniela Simon, médecin responsable de la procédure au CHU de Reims, les avait informés qu'elle allait s'en référer au ministère de la Santé quant aux suites à donner et qu'elle allait également saisir la procureure en charge du dossier.

'Les conditions de sérénité et de sécurité nécessaires à la poursuite de cette procédure, tant pour Vincent Lambert que pour l'équipe soignante, ne sont pas réunies', dit le CHU de Reims dans un communiqué, sans plus de précision.

'En conséquence, le médecin en charge de Vincent Lambert a décidé de suspendre la procédure collégiale placée sous sa responsabilité. Les conditions d'un échange serein doivent absolument être rétablies dans l'intérêt de Vincent Lambert et de son accompagnement', ajoute-t-il.

Menaces

Les parents et le demi-frère du patient, qui refusent la fin de l'alimentation de Vincent Lambert, contrairement à une autre partie de la famille, ont affirmé devant les journalistes que Daniela Simon avait fait état de menaces sur son équipe et d'un 'projet d'enlèvement'.

'Elle estime que Vincent a besoin de protection, son personnel aussi. Elle estime devoir saisir le procureur sur sa protection globale', a dit Viviane Lambert, mère du patient.

Son demi-frère David a ajouté: 'Elle nous a dit, aujourd'hui le problème n'est pas de savoir si nous sommes dans une obstination déraisonnable ou pas, le problème c'est la protection globale de Vincent.' 'C'est certainement pour que le procureur statue sur qui est son représentant légal', a-t-il ajouté.

Vincent Lambert, ancien infirmier de 38 ans, a été victime d'un accident de la route en 2008. Par deux fois, les médecins avaient décidé d'un arrêt des soins, ce qu'ont validé le Conseil d'Etat et la Cour européenne des droits de l'homme, mais qu'une partie de la famille conteste.

/ATS
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