Hollande appelle son ministre Macron à « respecter les règles »

Hollande appelle son ministre Macron à

Photo: Keystone

François Hollande a menacé jeudi d'évincer son turbulent ministre de l'Economie Emmanuel Macron du gouvernement s'il ne respectait pas la 'solidarité' gouvernementale. Il a aussi réaffirmé que la réforme de la loi Travail irait à son terme.

'Respecter ces règles, c'est rester au gouvernement, ne pas les respecter, c'est ne pas y rester', a lancé le chef de l'Etat lors d'une interview télévisée, deux jours après un meeting de son ministre qui cultive l'ambiguïté sur ses ambitions pour l'élection présidentielle de 2017.

'Emmanuel Macron, il m'accompagne depuis 2012 comme conseiller puis comme ministre de l'Economie. Il a mené des réformes, il en mène encore. Il a des idées, il veut rencontrer les citoyens, et là-dessus c'est utile. Il faut toujours aller à la rencontre des autres, proposer des idées nouvelles', a répondu M. Hollande.

'Mais il y a des règles dans un gouvernement', a-t-il rappelé. 'La première règle, c'est la solidarité, c'est l'esprit d'équipe, c'est de défendre le bilan, c'est d'être à plein temps dans sa tâche, et donc c'est une règle qu'il doit respecter', a affirmé François Hollande.

'Et puis il y en a une deuxième, dans un gouvernement: il n'y a pas de démarche personnelle, encore moins présidentielle, il y a tout simplement servir et servir jusqu'au bout', a-t-il ajouté.

Agir

Par ailleurs, François Hollande a concédé que le débat sur la réforme du Code du travail avait pâti d''une mauvaise présentation initiale'. Mais il a réaffirmé qu'elle irait à son terme.

'Agir, ce n'est pas se protéger', a dit le chef de l'Etat en évoquant les mois de contestation contre le projet de loi El Khomri lors de son interview radiotélévisée du 14-Juillet.

'Peut-être y-a-t-il eu une mauvaise présentation initiale', a-t-il déclaré, défendant un texte 'conforme aux valeurs de la gauche'. Il a souhaité qu'une fois la loi adoptée au Parlement, les décrets d'application soient pris le plus rapidement possible.

Fête nationale

Autant de déclarations faites de jour de la Fête nationale. Plus de 3000 soldats ont descendu jeudi les Champs-Elysées lors du traditionnel défilé. L'événement s'est déroulé cette année sous haute surveillance en raison de la menace terroriste.

Les Australiens et Néo-Zélandais étaient à l'honneur cette année, en hommage à leur participation à la bataille de la Somme en 1916, l'une des plus meurtrières de la Première guerre mondiale.

Le président François Hollande a assisté au défilé, aux côtés du Premier ministre néo-zélandais John Key et du secrétaire d'Etat américain aux Affaires étrangères John Kerry.

Quelques mois après les attentats de Paris et Bruxelles, plus de 11'500 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour sécuriser les festivités.

Des points de fouilles avaient été installés aux abords des Champs-Elysées et les poubelles étaient remplies de bouteilles d'eau et de parapluies, interdits.

/ATS
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