Israël: première détention administrative d'un extrémiste juif

Israël: première détention administrative d'un extrémiste juif

Photo: Keystone

Le ministre israélien de la Défense Moshé Yaalon a signé mardi soir le premier ordre de détention administrative à l'encontre d'un extrémiste juif à la suite de la mort d'un bébé palestinien vendredi en Cisjordanie occupée. Un deuxième extrémiste juif a été arrêté.

Cette détention administrative de six mois, mesure appliquée jusqu'à présent avant tout contre les Palestiniens, concerne un colon israélien arrêté mardi en raison de 'son implication dans des activités violentes et des attaques terroristes survenues ces derniers temps', a ajouté le communiqué du ministère de la Défense.

Un deuxième extrémiste juif a été arrêté à la suite de l'incendie criminel qui a coûté la vie à un bébé palestinien, a annoncé le Shin Beth, le service de sécurité intérieure israélien. 'Un deuxième individu a été arrêté pour appartenance à une organisation extrémiste', a affirmé une porte-parole sans donner d'autres précisions sur les soupçons pesant sur lui.

Selon la radio militaire, cet homme était interdit par les autorités israéliennes d'entrer en Cisjordanie et à Jérusalem en raison de ses activités extrémistes.

Détention administrative

La deuxième chaîne de télévision israélienne a par ailleurs indiqué que le bureau du procureur général Yéhuda Weinstein avait donné mardi son feu vert au placement en détention administrative de trois extrémistes juifs. Pour être appliquée, cette mesure doit encore validée par le ministre de la Défense Moshé Yaalon, a ajouté la télévision.

Le gouvernement avait autorisé dimanche l'application à des extrémistes juifs de la procédure de la détention administrative, qui n'était jusqu'à présent appliquée qu'aux Palestiniens. Cette mesure, héritée du mandat britannique sur la Palestine, permet de détenir des personnes sans inculpation ni jugement pour des périodes de six mois renouvelables.

Elle peut désormais être appliquée à des Juifs si les preuves accumulées contre les suspects ne sont pas suffisantes pour une procédure judiciaire normale ou s'ils refusent de parler durant les interrogatoires. Depuis des années, des extrémistes juifs agressent, sous le label du 'prix à payer', des Palestiniens et des Arabes israéliens et même des soldats israéliens, et vandalisent des lieux de culte musulmans ou chrétiens.

/ATS
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