Italie: début du vote pour des régionales et municipales partielles

Italie: début du vote pour des régionales et municipales partielles

Photo: Keystone

Les électeurs de sept régions et de plus de 700 communes en Italie ont commencé à voter dimanche. Ces élections partielles sont un test pour le chef du gouvernement Matteo Renzi, mais surtout pour Silvio Berlusconi, dont le parti est en pleine déliquescence.

Les bureaux de vote ont ouvert à 7h00 et doivent fermer à 23h00. Les résultats devraient être connus lundi. Quelque 20 millions d'électeurs doivent choisir les gouverneurs de sept régions sur 20 - la Vénétie, la Ligurie, la Toscane, les Marches, l'Ombrie, la Campanie et les Pouilles.

Ils éliront aussi les maires de municipalités comme Venise, Mantoue ou Agrigente. Cette bataille électorale est la première depuis les élections européennes remportées haut la main il y a un an par le Parti démocrate (PD, gauche) de Matteo Renzi (40,1% des voix).

Elles se déroulent dans une grande confusion politique. Le PD se présente divisé en Ligurie, où son aile gauche a un autre candidat. Ils font face à une droite totalement unie derrière son candidat, soutenu par Forza Italia et par le parti anti-euro et anti-immigrés de la Ligue du Nord.

Mais la Ligue a elle aussi un candidat dissident en Vénétie, tout comme Forza Italia dans les Pouilles. A l'heure actuelle, sur les sept régions en lice, cinq sont gouvernées par la gauche (mais le gouverneur sortant de l'une d'elles est désormais le candidat de la droite), une est dirigée par la Ligue et la dernière par Forza Italia.

Liste d''imprésentables'

La fin de la campagne a de plus été marquée par la décision, vendredi, d'une commission parlementaire anti-mafia de faire figurer sur sa liste consultative d''imprésentables' Vincenzo De Luca. Ce candidat du PD au poste de gouverneur de la Campagnie est condamné en première instance pour abus de pouvoir.

Mais afin d'éviter toute surenchère, M. Renzi a prévenu que le scrutin n'avait pas de signification nationale: 'Les élections locales ont une valeur locale', a-t-il martelé samedi.

Elles pourraient en revanche se révéler significatives pour M. Berlusconi. A 78 ans, il a vu encore une trentaine d'élus de Forza Italia annoncer récemment leur départ. L'ex-Cavaliere a d'ailleurs terminé vendredi sa campagne par une bourde, en se rendant au meeting de l'adversaire de sa candidate dans une commune de l'agglomération milanaise.

/ATS
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