L'ADN d'un néonazi retrouvé sur les restes d'une fillette

L'ADN d'un néonazi retrouvé sur les restes d'une fillette

Photo: Keystone

Des traces ADN d'un des membres d'un groupuscule tenu pour responsable d'une dizaine de meurtres racistes en Allemagne ont été retrouvées sur une enfant disparue en 2001, ont annoncé jeudi la police et le parquet. Ses restes ont été retrouvés l'été dernier.

Peggy K., une fillette allemande de 9 ans, avait disparu au retour de l'école le 7 mai 2001, à Lichtenberg, en Bavière, à la limite avec l'Etat régional de Thuringe (est). Ses restes n'ont été retrouvés qu'en juillet dernier par un chercheur de champignons, dans un bois du sud de la Thuringe.

'Dans le cadre des recherches menées sur les lieux de la découverte (du corps), plusieurs empreintes ont été relevées et sont actuellement analysées', a indiqué dans un communiqué la police et le parquet de Bayreuth (sud). 'A cette occasion, une trace ADN correspondant à Uwe Böhnhardt a été relevée'.

Meurtres racistes

Uwe Böhnhardt était membre avec Uwe Mundlos et Beate Zschäpe du groupuscule néonazi Clandestinité national-socialiste (NSU). Le groupe est tenu pour responsable d'une dizaine de meurtres racistes commis dans les années 2000 en Allemagne et visant principalement des personnes d'origine étrangère.

Böhnhardt, 34 ans, et Mundlos, 38 ans, se sont donné la mort le 4 novembre 2011 alors qu'ils étaient sur le point d'être découverts par la police. Seule rescapée du trio, Beate Zschäpe, 41 ans, comparaît depuis mai 2013 devant un tribunal à Munich pour cette série de meurtres racistes.

'De nouvelles investigations sont nécessaires afin de déterminer dans quelles circonstances ces empreintes ont été déposées (...) et si elle est en lien avec la mort de Peggy', poursuit le communiqué.

Circonstances floues

La disparition et la mort de Peggy K. n'ont jamais été élucidées et aucun lien n'avait jamais été fait entre la NSU et cette affaire.

Interpellé peu après la disparition de la fillette, un handicapé mental d'une vingtaine d'années avait reconnu avoir abusé sexuellement d'elle, ainsi que de trois autres enfants. Il avait été condamné à la prison à vie en 2004. Mais un témoin à charge important s'était rétracté en 2010 et il avait fini par bénéficié d'un non-lieu quatre ans plus tard.

/ATS
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