L'armée alliée aux Houthis accepte la trêve humanitaire

L'armée alliée aux Houthis accepte la trêve humanitaire

Photo: Keystone

Un porte-parole des unités de l'armée alliées aux milices chiites houthies du Yémen a annoncé dimanche accepter la trêve humanitaire de cinq jours proposée par l'Arabie saoudite. L'armée répondra à toute rupture de la trêve, a toutefois prévenu l'officier.

'Nous annonçons que nous acceptons la trêve humanitaire', a déclaré le colonel Sharaf Luqman, porte-parole des militaires déserteurs qui ont aidé les rebelles à s'emparer d'une bonne partie du pays.

Les rebelles Houthis se sont pour leur part dits prêts à répondre 'positivement' aux efforts destinés à 'mettre fin aux souffrances' de la population yéménite.

Le bureau politique des rebelles chiites a indiqué 'être prêt à réagir positivement à tout effort, appel ou mesure qui aiderait à mettre fin aux souffrances', selon une déclaration lue sur leur chaîne de télévision, al-Massirah.

Annonce précoce

Soutenue par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, la coalition arabe bombarde depuis le 26 mars les Houthis et leurs alliés, notamment des soldats fidèles à Ali Abdallah Saleh, pour ramener au pouvoir le président yéménite Abd-Rabbou Mansour Hadi, qui s'est réfugié à Ryad, capitale de l'Arabie saoudite.

Le cessez-le-feu, dont la date a été annoncée bien à l'avance pour permettre de mieux coordonner la fourniture de l'aide, doit entrer en vigueur mardi à 23h00 (22h00 suisses).

Sur le terrain, des avions militaires de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite ont bombardé tôt dimanche matin la résidence de l'ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh à Sanaa, ont indiqué des témoins. L'ancien homme fort du Yémen ne se trouvait pas dans la capitale yéménite au moment de l'attaque menée au terme d'une nuit d'intenses bombardements des positions rebelles.

/ATS
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