La Commission d'enquête sur la Syrie dénonce toujours des exactions

La Commission d'enquête sur la Syrie dénonce toujours des exactions

Photo: Keystone

Les décès en détention et les exécutions sommaires 'restent une marque de fabrique de ce conflit trempé de sang'. La Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie a dénoncé mardi à Genève la poursuite des exactions.

Des décès massifs et systématiques dans des centres de détention contrôlés par l'Etat constituent des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre, rappelle-t-elle dans son nouveau rapport, qui porte de début janvier au 20 juillet.

'Des civils et des combattants désarmés continuent d'être portés disparus, pris en otage, torturés et soumis aux violences sexuelles', souvent en détention. Le Front al-Nosra et l'Etat islamique (EI) poursuivent eux aussi les exécutions extrajudiciaires.

Violences 'indiscriminées'

Le rapport dénonce à nouveau des violences 'indiscriminées et disproportionnées' contre les civils et les attaques contre les médecins et les centres de santé. Sans un retour à des discussions de paix, les violations vont se poursuivre, dit par ailleurs l'entité dont fait notamment partie la Tessinoise Carla del Ponte.

La Commission appelle à rétablir la cessation des hostilités, autoriser un accès durable et sans entrave à l'aide humanitaire ou encore mettre un terme aux sièges. Elle souhaite la libération des détenus, la protection des travailleurs humanitaires et un terme aux actes de torture.

Elle enjoint à nouveau le gouvernement de ne pas cibler les civils et de l'autoriser à entrer sur le territoire syrien. Les groupes rebelles doivent eux répudier leurs éléments extrémistes et respecter le droit international humanitaire (DIH). Le rapport sera présenté dans une semaine au Conseil des droits de l'homme.

/ATS
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