La Suisse suivie sur 2 résolutions au Conseil des droits de l'homme

La Suisse suivie sur 2 résolutions au Conseil des droits de l'homme

Photo: Keystone

La Suisse a été entendue vendredi à Genève sur deux textes adoptés par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, à la fin de sa 33e session. Principale décision attendue, le lancement d'une Commission d'enquête sur le Yémen avait échoué la veille.

Conformément au souhait de la Suisse, un rapport sur les liens entre atrocités de masse dans le monde et justice transitionnelle devra être rendu d'ici septembre 2017. Il sera établi par le conseiller spécial du secrétaire général de l'ONU pour la prévention du génocide Adama Dieng et le rapporteur spécial sur la justice transitionnelle Pablo de Greiff.

La résolution a été adoptée par 29 voix contre 1 et 17 abstentions. Autre question défendue par la Suisse, les Etats et les parties à un conflit sont enjoints de ne pas cibler les droits culturels et le patrimoine culturel.

Outre un appel à davantage de collaboration internationale, une réunion sur l'impact des destructions en matière de droits de l'homme sera organisée d'ici septembre 2017.

Résolution retirée pour le Yémen

Jeudi en fin d'après-midi, les appels du Haut Commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad al-Hussein pour une Commission d'enquête au Yémen n'auront pas été entendus. La Slovaquie, qui avait présenté un texte au nom de l'UE, ne l'a finalement pas soumis au vote.

Au centre des tractations, l'Arabie saoudite qui dirige la coalition militaire au Yémen devait convaincre des pays comme les Etats-Unis et la Grande-Bretagne de ne pas revenir sur leur opposition à une telle Commission.

Une résolution soudanaise a tout de même adoptée sans vote. Elle demande seulement au Haut Commissaire de renforcer son bureau au Yémen pour aider la Commission nationale qui mène des investigations sur les abus des droits de l'homme.

Les Etats membres se sont contentés d'exprimer leur 'profonde préoccupation' face aux violations et à la détérioration de la situation humanitaire. Parmi les autres mesures prises, un mandat de rapporteur spécial sur le droit au développement a été lancé.

Plusieurs réunions prévues

Les mandats sur l'esclavage contemporain, les mercenaires, les droits de l'homme des personnes âgées, le droit à la santé, les droits des autochtones ou le droit à l'eau potable ont été prolongés pour trois ans. L'expert indépendant sur la Somalie a lui été reconduit pour un an.

Le Conseil a aussi décidé d'organiser des débats en 2017 sur les enfants migrants non accompagnés et le rôle des administrations locales dans la défense des droits de l'homme. Il a prévu une discussion à l'occasion des dix ans de la Déclaration sur les droits des autochtones.

Le Haut Commissaire devra présenter un rapport sur la mortalité des moins de 5 ans en septembre 2018. De même que sur les mécanismes pour assurer la sécurité des journalistes. D'ici mars 2018, le bureau de M. Zeid devra aussi organiser une réunion sur la contribution de la société civile aux droits de l'homme.

/ATS
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