Les « dames pipi » parisiennes déboutées en appel de leur référé

Les recours en référé déposés aux prud'hommes par six 'dames pipi' parisiennes ont été rejetés jeudi en appel, selon leur avocat. Les six employées ont été écartées par le nouveau gestionnaire de plusieurs toilettes de lieux touristiques parisiens.

Déboutées de la procédure d'urgence, elles ont engagé un recours 'au fond' qui sera examiné en bureau de conciliation le 14 décembre, a précisé Me Fiodor Rilov.

Le conseil des prud'hommes de Paris avait estimé fin septembre que ce litige portant sur l'application d'une clause de reprise automatique des salariés prévue par la convention du secteur de la propreté ne pouvait pas être tranché en référé, comme le faisait valoir l'avocat de Sarivo PointWC, filiale du groupe néerlandais 2theloo.

Dans un secteur où les contrats basculent d'une société à l'autre au gré des appels d'offres, l'issue de cette affaire est déterminante. 2theloo a déjà remporté plusieurs appels d'offres, dans les gares notamment.

Un service 'différent'

Sarivo PointWC fait valoir depuis le départ que son activité principale 'ne relève pas de la propreté' mais consiste en 'l'exploitation commerciale de sites', avec un service 'différent' de 'toilettes-boutiques' proche des 'conciergeries de luxe'.

Au total, 11 salariées, souvent âgées et comptant de 12 à 32 ans d'ancienneté, se sont retrouvées sur la touche début juillet après le changement de gestionnaire. Ni licenciées ni reprises par le nouveau gestionnaire, elles ne pouvaient prétendre à une indemnité chômage et s'étaient trouvées entre début juillet et la rentrée sans revenus.

En attendant une décision au fond, leur ancien employeur, la société Stem, a finalement accepté de leur verser un salaire, selon les syndicats CFDT et FO.

Selon la fédération Feets-FO, la mairie de Paris, qui s'était engagée fin septembre à accompagner l'ensemble des salariées vers 'une solution professionnelle stable', leur a proposé 'des CDD', 'aucune solution durable'.

Postes réservés

Contactée, la mairie a expliqué à l'AFP qu'elle ne 'peut pas juridiquement' recruter directement comme fonctionnaire un agent sans passage de concours et leur a proposé des postes de 'contractuels', avec la possibilité d'être 'fonctionnarisées' ultérieurement sur dossier.

Des postes similaires ont été 'gelés après des départs à la retraite pour les réserver à ces personnes', a ajouté un porte-parole de la mairie. Trois autres salariées, défendues par la CFDT, ont également saisi les prud'hommes.

/ATS
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