Les militants démocrates hongkongais à l'épreuve des urnes

Les militants démocrates hongkongais à l'épreuve des urnes

Photo: Keystone

Les Hongkongais se sont rendus aux urnes en nombre dimanche. Il s'agit du premier grand rendez-vous électoral depuis les grandes manifestations de rue en faveur de la démocratie en 2014.

Les quelque 4 millions d'électeurs, sur 7 millions d'habitants, devaient renouveler les 70 sièges du parlement de l'ancienne colonie britannique rétrocédée à la Chine en 1997. La participation a dépassé les 50% d'inscrits. Les résultats sont attendus ce lundi.

Ces élections devraient être les plus disputées depuis la rétrocession de 1997. Pour le camp pro-démocratie, elles avaient pour principal enjeu la conservation de sa minorité de blocage des décisions de l'exécutif, favorable à Pékin.

Interdiction

Avec 27 élus dans le parlement sortant, les militants démocrates sont juste au-dessus du seuil, qui est fixé à un tiers des membres du LegCo (Conseil législatif).

Une vingtaine de jeunes militants du 'mouvement des parapluies', qui avait jeté il y a deux ans des dizaines de milliers de personnes dans les rues de la ville pour réclamer plus de démocratie, étaient candidats à ces élections, sur près de 300 candidats.

Six autres ont en revanche été interdits de candidature en juillet dernier par la commission électorale locale. Il leur a été reproché d'avoir défendu l'indépendance du territoire.

La commission électorale a imposé à chaque candidat de signer une déclaration selon laquelle Hong Kong est une partie 'inaliénable' de la Chine. Selon une source en contact fréquent avec des responsables chinois, Pékin a directement ordonné aux autorités hongkongaises d'écarter ces six militants.

'Nous ne voulons pas que notre prochaine génération soit l'esclave du Parti communiste chinoise', a déclaré Edward Leung, l'un des six recalés qui a fait campagne pour son remplaçant.

Après 2047

Une deuxième source indique également que la Chine a été mécontente de voir que d'autres candidats, notamment un groupe appelant à un référendum sur l'avenir de Hong Kong après 2047, avaient été autorisés à se présenter.

L'échec du mouvement de 2014, qui n'a rien obtenu des autorités malgré 79 jours de mobilisation, a incité des militants à réclamer une rupture avec la Chine. D'autres estiment que cela mettrait en péril l'avenir politique et économique de Hong Kong.

Selon un sondage effectué en juillet dernier par l'université chinoise de Hong Kong, un Hongkongais sur six environ soutient aujourd'hui l'indépendance.

/ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.