Nouveaux combats meurtriers en Turquie

Nouveaux combats meurtriers en Turquie

Photo: Keystone

Quatre soldats turcs et une vingtaine de rebelles kurdes ont été tués dans de violents combats dans le sud-est de la Turquie, selon une source de sécurité. A Istanbul, une cinquantaine d'étrangers ont été interpellés lors d'une opération contre les milieux de Daech.

Les combats qui se poursuivent depuis plusieurs jours dans la zone montagneuse de Daglica (province de Hakkari), tout proche de la frontière irakienne, sont particulièrement intenses, a-t-on précisé de même source.

Des hélicoptères sont aussi engagés dans les affrontements qui surviennent malgré une trêve unilatérale annoncée le week-end dernier par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) avant les élections anticipées prévues le 1er novembre en Turquie.

Le gouvernement turc a ignoré cet appel à la trêve en estimant qu'il s'agissait d'un coup tactique destiné à augmenter la popularité de l'opposition pro kurde avant les élections législatives du 1er novembre.

Depuis la fin juillet, l'armée turque a multiplié les opérations de représailles contre les rebelles, sur le sol turc et dans le nord de l'Irak, où le mouvement armé kurde dispose de bases arrière. Le PKK a repris de son côté sa campagne d'attentats contre les forces de sécurité turques, tuant plus de 150 policiers et soldats.

Une cinquantaine d'étrangers arrêtés

A Istanbul, une cinquantaine de ressortissants étrangers ont été interpellés tôt dimanche par la police lors d'une vaste opération contre les milieux djihadistes du groupe de l'Etat islamique (EI) pointé du doigt par les autorités dans l'attentat d'Ankara, ont rapporté les médias turcs.

La chaîne n'a pas précisé la nationalité des personnes interpellées conduites à la police pour interrogation. Selon l'agence de presse Dogan, ces suspects faisaient des préparatifs pour se rendre en Irak et en Syrie afin de combattre aux côtés de l'EI.

Le Premier ministre islamo-conservateur Ahmet Davutoglu a annoncé que l'EI était le principal suspect dans le double attentant-suicide survenu le 10 octobre sur l'esplanade de la gare d'Ankara avant une 'marche pour la paix', tuant, selon un dernier bilan, 102 personnes, le plus lourd bilan d'une attaque terroriste de l'histoire de la Turquie.

Deux jeunes Turcs soupçonnés

Onze suspects arrêtés dans le cadre de l'enquête ont été déférés dimanche devant un tribunal de la capitale turque qui peut soit les inculper ou les relâcher, on précisé les médias locaux.

Selon la presse turque, la police soupçonne deux jeunes Turcs originaires de la ville d'Adiyaman (sud), un fief islamiste.

/ATS
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