Nouvelle manifestation d'enseignants stagiaires à Rabat, au Maroc

Nouvelle manifestation d'enseignants stagiaires à Rabat, au Maroc

Photo: Keystone

Des milliers d'enseignants stagiaires marocains ont manifesté dimanche à Rabat. Ils ont à nouveau dénoncé le projet gouvernemental de suppression de postes dans l'éducation.

Malgré l'interdiction des manifestations, ils ont défilé aux cris de 'la répression ne me fera pas peur'. Plusieurs centaines de policiers en tenue anti-émeutes se tenaient à proximité du cortège.

Les enseignants stagiaires ont été rejoints notamment par les représentants des cinq plus grands syndicats du pays. Ils ont protesté contre deux décrets ministériels très controversés adoptés par le gouvernement en juillet dernier.

Le premier met un terme à l'intégration automatique des enseignants stagiaires dans la fonction publique à l'issue de leur formation. Ils devront désormais passer un concours. Le deuxième réduit de plus de moitié leur bourse mensuelle. Celle-ci passe de 2454,51 dirhams (250 francs) à seulement 1200 (120 francs).

Ministres hués

Quelque 10'000 Marocains ont réussi l'examen donnant accès à une formation à l'enseignement dans les écoles publiques. Mais le 8 octobre, le gouvernement a annoncé qu'un nouvel examen serait organisé en fin d'année et qu'il n'y aurait que 7000 places.

Le chef du gouvernement, l'islamiste Abdelilah Benkirane, ainsi que les ministres de l'Intérieur et de l'Education ont été hués pour leur politique 'tyrannique'. D'autres participants ont scandé: 'liberté, dignité et justice sociale'.

Embauches limitées

Les manifestations de grande ampleur restent rares au Maroc. Celle de dimanche fait suite à une série de rassemblements ces derniers mois contre la baisse projetée des dépenses publiques et la limitation des embauches dans le secteur public.

Au début de l'année, une précédente manifestation de professeurs en formation a été sévèrement réprimée par les forces de l'ordre. Des dizaines de manifestants avaient été blessés. Le gouvernement du Premier ministre, Abdelilah Benkirane, a réclamé une enquête sur ces violences policières.

La fronde des enseignants stagiaires a débuté fin octobre dans plusieurs villes marocaines. Le gouvernement refuse de répondre à leurs revendications.

/ATS
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