Perquisition des services du cardinal Barbarin à Lyon

Perquisition des services du cardinal Barbarin à Lyon

Photo: Keystone

Une perquisition a eu lieu mercredi dans les locaux de l'évêché de Lyon, selon une source proche de l'enquête. Elle s'inscrit dans le cadre d'une enquête pour non-dénonciation d'agressions sexuelles contre des responsables du diocèse, dont le cardinal Barbarin.

Cette enquête a été ouverte parallèlement à l'inculpation fin janvier d'un prêtre pour des agressions sexuelles commises il y a plus de 25 ans sur des scouts qu'il encadrait dans la banlieue de Lyon. Des victimes ont porté plainte contre des responsables religieux, dont le cardinal Philippe Barbarin.

Ils accusent l'archevêque de Lyon de ne pas avoir informé la justice des agissements passés de ce prêtre lorsqu'il en a pris connaissance en 2007-2008, selon ses propres dires.

A la disposition de la justice

'Dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Lyon, le diocèse de Lyon a été amené à remettre aujourd'hui aux enquêteurs venus effectuer une perquisition les éléments dont la justice souhaitait disposer pour faire la lumière sur ces événements douloureux', a confirmé le diocèse dans un communiqué.

'Le cardinal Philippe Barbarin a exprimé à de nombreuses reprises sa volonté de coopérer en toute transparence avec la justice: il se tient à sa disposition avec confiance', a ajouté le diocèse.

Figure influente et médiatique de l'Eglise catholique en France, le cardinal Barbarin, 65 ans, est archevêque de Lyon depuis 2002. L'affaire dans laquelle il est mis en cause est la plus embarrassante pour l'Eglise depuis la condamnation en 2001 de l'évêque de Bayeux et Lisieux Pierre Pican à trois mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d'un prêtre pédophile.

Seconde enquête

Selon la source proche de l'enquête, la perquisition est intervenue aussi dans le cadre d'une seconde enquête préliminaire, ouverte après le signalement au parquet, en février, de faits anciens d'agression sexuelle par un autre prêtre du diocèse de Lyon. Ce signalement émanait d'une personne haut placée au ministère français de l'Intérieur qui disait en avoir été lui-même victime.

Dans la première affaire, le juge d'instruction vient de déclarer que les quatre cas d'agression retenus à son encontre ne sont pas prescrits. Cette décision permet ainsi à la procédure judiciaire de se poursuivre.

/ATS
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