Quatorze blessés dans un attentat à Diyarbakir

Turquie: six policiers tués dans un attentat à Diyarbakir

Photo: Keystone

Six policiers ont été tués et 23 personnes blessées jeudi dans un attentat à la bombe perpétré à Diyarbakir, la principale ville du sud-est de la Turquie, à majorité kurde. Parmi les blessés, huit au moins sont des policiers et les autres des civils.

Une violente explosion s'est produite près de la principale gare routière de la ville au passage d'un car de police, a indiqué une source de sécurité. D'après les autorités locales, c'est un véhicule bourré d'explosifs télécommandé à distance qui a explosé.

Cette attaque est survenue à la veille de la visite du Premier ministre turc Ahmet Davutoglu dans la ville. De nombreuses ambulances ont été dépêchées sur les lieux.

Les forces de sécurité turques mènent depuis plusieurs mois des opérations d'envergure contre les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans plusieurs quartiers de Diyarbakir et dans le sud-est anatolien en général, où le PKK a lancé un 'soulèvement' dans les zones urbaines.

Attentats en cascade

La Turquie vit depuis plusieurs mois en état d'alerte renforcée en raison d'une série inédite d'attaques attribuées aux djihadistes de l'Etat islamique (EI) ou liées à la reprise du conflit kurde.

La dernière en date, un attentat-suicide attribué à l'EI par les autorités turques, a frappé le coeur d'Istanbul le 19 mars dernier sur l'avenue commerçante Istiklal, tuant quatre touristes étrangers et blessant au total une trentaine de personnes.

Cet attentat à Istanbul est intervenu six jours après celui à la voiture piégée dans le centre d'Ankara qui a tué, lui, 35 personnes et a été revendiqué par un groupe radical kurde proche du PKK.

Erdogan veut 'détruire' le PKK

Après plus de deux ans de cessez-le-feu, le conflit kurde a repris de plus belle l'été dernier. Des affrontements opposent régulièrement les forces de sécurité aux rebelles du PKK dans plusieurs villes du sud-est anatolien placées sous couvre-feu. Ces heurts ont fait de nombreuses victimes dans les deux camps et déjà tué des dizaines de civils.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affiché à plusieurs reprises sa volonté ferme de 'détruire' le PKK, dont les bases arrières, situées dans le nord de l'Irak, sont régulièrement pilonnées par l'aviation turque.

/ATS
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