Raids aériens croisés à Tripoli avant la reprise des discussions

Raids aériens croisés à Tripoli avant la reprise des discussions

Photo: Keystone

Les forces loyales au général libyen Khalifa Haftar ont mené mardi des raids aériens contre un aéroport de Tripoli aux mains de leurs rivaux de Fajr Libya, affirmant agir en réaction à des raids des miliciens contre un terminal pétrolier. L'ONU a de son côté annoncé la reprise dans la semaine des discussions entre les parties.

Le chef des forces aériennes loyales au général Haftar, qui a revendiqué les raids, a indiqué à l'AFP qu'ils ne visaient pas l'aviation civile mais des rassemblements des forces des milices de Fajr Libya à l'intérieur de la base militaire qui jouxte l'aéroport.

'Nous avons aussi bombardé d'autres positions de ces milices à Tripoli', a précisé le général Sagr al-Jerouchi, évoquant une réponse à une attaque contre le terminal pétrolier d'Al-Sedra, dans l'Est.

Les forces aériennes du général Haftar ont mené plusieurs raids ces derniers mois contre l'aéroport de Miitiga, ouvert au trafic civil après que l'aéroport international a été gravement endommagé par des combats l'été dernier.

Heurts non revendiqués

Aucune de ces opérations n'a fait de victimes ou de dégât, selon des sources aéroportuaire et militaire. Ces raids sont survenus au lendemain de la nomination du général Haftar à la tête de l'armée loyale au Parlement reconnu par la communauté internationale.

Au total, d'après le porte-parole des gardes des installations pétrolières Ali al-Hassi, deux avions 'ont tenté de bombarder Al-Sedra, mais les défenses antiaériennes ont obligé ces avions à lâcher leurs bombes dans un terrain vague, sans faire de victime ou de dégâts matériels'.

Fajr Libya, qui mène depuis plusieurs mois une offensive pour s'emparer des ports pétroliers de l'est du pays, n'a pas revendiqué les raids dans l'immédiat.

2 Parlements et 2 gouvernements

Fajr Libya s'était emparé de la capitale, où elle a établi un gouvernement parallèle et réactivé le Parlement sortant. Depuis, la Libye, riche pays pétrolier, est dirigée par deux Parlements et deux gouvernements rivaux.

Le Parlement reconnu a annoncé lundi qu'il reprenait sa participation au dialogue politique parrainé par l'ONU, une semaine après l'avoir suspendu.

La mission de l'ONU en Libye a indiqué mardi que les Nations Unies vont reprendre 'dans le courant de la semaine' les négociations de paix avec les deux parties, au Maroc. Elle a aussi appelé à un cessez-le-feu immédiat.

/ATS
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