Succès du premier congrès sur la justice juvénile

Succès du premier congrès sur la justice juvénile

Photo: Keystone

Le premier congrès mondial sur la justice juvénile a pris fin vendredi à Genève sur un succès. Il a réuni depuis lundi près d'un millier de participants et s'est conclu par l'adoption d'une déclaration favorable à une approche éducative plutôt que répressive.

'La participation a dépassé nos attentes et les échanges ont été très intenses', a affirmé à l'ats Vito Angelillo, directeur général de Terre des hommes (Tdh), organisateur du congrès avec le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE).

Il a souligné que pour la première fois les représentants de 94 Etats, de 150 organisations de la société civile et de dizaines d'organisations internationales ont pu confronter leurs expériences. 'Il était important que tous les acteurs se parlent', a-t-il dit.

Fort consensus

Un 'fort consensus' a émergé sur la nécessité d'une justice restauratrice et l'importance de la dimension éducative plutôt qu'exclusivement répressive. 'L'emprisonnement coûte plus cher et le taux de récidive est plus élevé', a expliqué le responsable de l'ONG d'aide à l'enfance.

Pour les congressistes, l'enfermement des enfants n'est pas la solution. Il faut au contraire rétablir le lien social brisé par l'acte de délinquance juvénile. 'L'enfant reste d'abord un enfant, son jugement n'est pas formé', affirme Vito Angelillo.

Pour lui, 'la prison est une école du crime' et il faut investir dans des mesures de prévention et de réinsertion plutôt que dans le pénal répressif. Le jeune délinquant doit avoir une deuxième chance.

Taux de récidive moins élevé

Terre des hommes donne l'exemple d'un projet que l'ONG a développé avec 2500 jeunes pendant dix ans au Pérou. Le taux de récidive parmi ces jeunes, dont des cas difficiles, a été réduit à 10%, alors qu'en Suisse le taux de récidive parmi les jeunes condamnés est de 34%.

Les pays anglo-saxons qui sont parmi les plus répressifs ont des taux de récidive de plus de 80%. La justice répressive est aussi plus chère. Au Pérou, l'enfermement coûte 400 dollars par mois, contre 100 dollars pour la réinsertion, indique Tdh.

/ATS
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