Syrie: guerre de positions dans les discussions de Genève

Syrie: guerre de positions dans les discussions de Genève

Photo: Keystone

Le régime syrien et l'opposition ont douché mardi à Genève l'optimisme de l'émissaire de l'ONU. Damas a estimé que les discussions n'étaient encore qu'en 'phase préparatoire'. Et le HCN a annulé une rencontre avec Staffan de Mistura à cause de nouveaux bombardements.

Lundi soir, Staffan de Mistura avait considéré que les pourparlers indirects 'étaient officiellement ouverts', après avoir rencontré une première fois de manière formelle les deux parties. Au terme d'une rencontre de deux heures et demie avec lui, le chef de la délégation du gouvernement Bachar al-Jaafari était moins convaincu.

'Nous sommes encore dans la phase préparatoire', a-t-il souligné devant la presse. Selon l'ambassadeur syrien à l'ONU, les discussions auront démarré lorsque les deux délégations seront présentes au même moment.

Quelques heures plus tard, au tour de l'opposition de compliquer le mécanisme mis en place par M. de Mistura. Plusieurs de ses représentants ont dénoncé de nouveaux bombardements russes 'sans précédent', notamment dans la région d'Alep, avant de renoncer à une réunion prévue avec l'émissaire de l'ONU.

Femmes et société civile invitées

Un peu plus tôt, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), proche des rebelles, avait rapporté que les forces gouvernementales ont poursuivi leur progression dans cette région, appuyées par l'aviation russe.

'La communauté internationale doit intervenir auprès de la Russie pour stopper ces bombardements indiscriminés' qui touchent à 95% des civils, a dit une des porte-parole de l'opposition, Farah Atassi. Le Haut Comité des négociations (HCN) en appelle aux soutiens du processus comme les Etats-Unis ou l'Arabie saoudite.

'Ne nous poussez pas dehors' des discussions, a indiqué de son côté une autre opposante Bassma Kodmani, membre du Conseil national syrien (CNS), après les bombardements.

Après ce premier blocage, M. de Mistura a décidé d'envoyer des invitations à des femmes syriennes, à choisir douze représentantes, et à des membres de la société civile pour contribuer aux discussions.

L'opposition demande toujours en bloc la fin des bombardements, la levée des sièges et la libération de quelque 3800 femmes et de nombreux enfants détenus. 'Aucune indication réjouissante' n'a été donnée sur cette question, estime également Mme Kodmani.

/ATS
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