La production bio à la cote dans la région

L’attrait pour la production bio dans la région est important. Le nombre d’agriculteurs qui s’engagent dans cette culture est en constante hausse. En 2014, on dénombrait 120 exploitations du genre dans le Jura et plus de 60 dans le Jura bernois. Si cette tendance est légèrement en augmentation dans le Jura bernois, elle est beaucoup plus forte dans le Jura avec une hausse de 50% du nombre d’exploitations bio sur les cinq dernières années. Ce qui porte le taux jurassien à 11,7% en 2014, à peine en dessous de la moyenne nationale qui est de 12,3%. Le Jura bernois se situe également légèrement en dessous de la moyenne nationale mais figure en bonne position vis-à-vis des autres régions romandes.

Plusieurs facteurs explicatifs

La bonne santé de la production bio dans la région s’explique principalement par la forte demande des consommateurs dans la région, selon Milo Stöcklin, conseiller agricole spécialisé en agriculture biologique à la Fondation rurale interjurassienne. « Nous avons une agriculture dynamique qui a su réagir à la demande. Il y a aussi l’effet politique avec différentes mesures mises en place par la FRI en collaboration avec les services de l’agriculture des cantons du Jura et de Berne ainsi qu’avec les chambres d’agriculture qui ont permis la création d’un programme d’encouragement et de développement », précise Milo Stöcklin.

Potentiel de développement important

Le bio semble avoir de beaux jours devant lui. Si le potentiel est important, il varie selon les marchés, explique Milo Stöcklin. « Le marché du lait bio connaît une certaine saturation mais toujours avec un développement qui grandit d’année en année. En revanche, il existe une forte demande au niveau des fruits et des légumes, une production moins développée historiquement dans la région. Autre marché important, celui des grandes cultures céréalières où, là encore, la demande est très forte avec une forte capacité de développement ».

Le bio comme revenu complémentaire

Le spécialiste en agriculture biologique à la FRI souligne que le bio n’est pas une solution miracle mais qu’il est une source de revenu complémentaire pour l’agriculteur. Milo Stöcklin explique « qu’au niveau national, les exploitations agricoles bio gagnent mieux leur vie que les exploitations conventionnelles, c’est une réalité ». Avant de conclure: « aucun agriculteur de la région qui a fait le choix du bio ne reviendrait en arrière ». /jpp

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