Sursis pour l'ancien enseignant des Platanes

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Bâtiment du Tribunal Jura bernois - Seeland à Bienne

Un Biennois a été condamné pour avoir envoyé des lettres d’injures et de menaces à son entourage. Le Tribunal de Bienne a jugé un ancien enseignant du collège des Platanes mardi. Il a été reconnu coupable de menaces, injures, diffamation, tentative de contrainte et tentatives d’extorsion. Le prévenu a toutefois échappé à une condamnation pour calomnie. La justice biennoise a considéré qu’il n’était pas totalement conscient que ces propos étaient mensongers. L’expertise psychiatrique a en effet permis de déterminer que l’homme souffrait de psychose paranoïaque, son interprétation de la réalité était par conséquent délirante.

Les faits avaient été rendus publics par le directeur du collège des Platanes, Pierre-Yves Grivel, l’une des victimes de cette affaire. Ils remontent à 2013. Pendant plus de six mois, cet ancien enseignant biennois a envoyé des lettres anonymes et proféré des menaces de morts. En tout, une trentaine de courriers ont été rédigé. La plupart étaient adressés à Pierre-Yves Grivel. Les autres ont été reçus par d’autres enseignants et connaissances.

Le prévenu était absent durant l'audience

L’audience s’est déroulée sans le prévenu, qui ne s’est pas présenté devant la justice. Elle s’est ouverte par l’audition des parties plaignantes. Les victimes présentes ont toutes deux regrettés l’absence de l’accusé. Le procès s’est poursuivi par les plaidoiries. L’avocat de la partie plaignante a insisté sur l’angoisse suscitée par les menaces de morts ainsi que sur la gravité des propos. Pierre-Yves Grivel a notamment été accusé d’être corrompu et d’avoir eu des relations sexuelles avec des mineurs et avec sa propre fille.

Du côté de la défense, l’avocat a souligné la fragilité de l’équilibre psychologique du prévenu. L’homme de 54 ans a reconnu les faits. L’expertise psychiatrique a toutefois démontré que sa responsabilité était attenuée par son état de santé mental

L’ancien enseignant écope d’une peine privative de liberté de 12 mois et de 80 jours-amendes avec sursis. Il devra par ailleurs se soumettre à un traitement ambulatoire et rendre des comptes au Tribunal tous les six mois afin d’éviter tout risque de récidive. /mdu

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