Le Locle : l’eau potable ne l’était pas

Les autorités ont fait un point de situation lundi, avec de gauche à droite Pierre Bonhôte, chimiste cantonal, Miguel Perez, conseiller communal, Claude-François Robert, médecin cantonal, et Jamil Kündig, de l'entreprise Viteos. Zoom sur « Les autorités ont fait un point de situation lundi, avec de gauche à droite Pierre Bonhôte, chimiste cantonal, Miguel Perez, conseiller communal, Claude-François Robert, médecin cantonal, et Jamil Kündig, de l'entreprise Viteos. » (touche ESC pour fermer)
Les autorités ont fait un point de situation lundi, avec de gauche à droite Pierre Bonhôte, chimiste cantonal, Miguel Perez, conseiller communal, Claude-François Robert, médecin cantonal, et Jamil Kündig, de l'entreprise Viteos.

C’est bien l’eau du robinet qui a propagé une épidémie de gastro-entérite au Locle ce week-end. Les examens ont révélé la présence d’Escherichia coli, une bactérie intestinale pathogène. Des tests de selles de patients malades ont par ailleurs indiqué la présence d’un norovirus. Une contamination qui concerne le réseau d’eau du Locle, ainsi que celui de la Vallée de La Brévine.

 

Du chlore dans l’eau

La source de la contamination reste par contre un mystère. Selon Viteos, l’eau est propre à la sortie de la chaîne de traitement, mais contaminée dans les deux réservoirs qui alimentent la ville. L’entreprise a procédé à la chloration de l’eau avant de purger entièrement le réseau, comme l’explique Jamil Kündig, directeur de distribution multiénergie chez Viteos.

Par mesure de précaution, il faut continuer à faire bouillir l’eau à 90o au moins avant de la consommer. À noter que les machines à café ne chauffent pas suffisamment pour garantir la propreté de l’eau, qu’il faut porter à ébullition préalablement.

Les personnes de retour de vacances devront faire preuve de prudence. En effet, la purge réalisée par Viteos n’a touché que le réseau d’eau avant distribution dans les maisons. Même après la levée des mesures de prudence, il conviendra de purger soi-même l’eau contenue dans les tuyaux avant de la consommer.

 

10% des Loclois touchés

Si les urgences de l’Hôpital neuchâtelois ont traité environ 80 patients, ce n’est que la pointe de l’iceberg. Selon les estimations du médecin cantonal, ce sont 800 à 1’000 personnes qui ont été malades, soit 10% de la population locloise. La sécurité de l’eau est du ressort de celui qui la distribue, selon le chimiste cantonal Pierre Bonhôte.

Ce genre de contamination est extrêmement rare. Seuls deux cas sont restés dans les mémoires. En 1963 à Zermatt, 450 personnes ont été hospitalisées et un patient est décédé des suites d’une épidémie de fièvre typhoïde transmise par l’eau. Plus près de nous, en 1998 à La Neuveville, un norovirus couplé à des bactéries pathogènes avait atteint 3'500 habitants. /mwi

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