Des clowns au service des malades

Fondation Théodora Zoom sur « Fondation Théodora » (touche ESC pour fermer)
Image: Stéphane Etter

Des clowns rendus obligatoires dans les hôpitaux. Cette mesure a été adoptée en Argentine, dans la province de Buenos Aires, la semaine passée. Une loi oblige ainsi les hôpitaux à embaucher des clowns dans les services de pédiatrie. Ceux-ci sont engagés pour amuser les enfants malades. C’est la première fois dans ce pays que les pouvoirs publics légifèrent en la matière.

Une Neuchâteloise qui a le sourire

« C’est une très bonne nouvelle » indique Séverine Moser, originaire de Neuchâtel, et clown d’hôpital à Buenos Aires depuis 2010. « C’est important que ce travail soit enfin légalisé et reconnu ». Elle ajoute qu’en Argentine, la solidarité, le jeu et la joie de vivre font partie intégrante de la société. Il est donc plus facile d’adopter une telle loi.

Pas nécessaire en Suisse

En Suisse, la Fondation Théodora, qui emploie des artistes-clowns, est active dans 55 hôpitaux et institutions. Son directeur, André Poulie, note que la loi édictée à Buenos Aires est un signe positif car il permet de reconnaître la qualité de cette activité. Il indique cependant qu’une telle mesure n’est pas nécessaire ici. Le financement de l’organisme est basé sur des dons et l’objectif n’est pas de dépendre d’un budget étatique.

Dans le canton, l’Hôpital du Jura bernois  n'a recours que ponctuellement à des clowns. L'établissement ne dispose pas de service de pédiatrie. Les enfants ne restent donc jamais longtemps dans ses murs. Le directeur de l'HJB, Dominique Sartori, salue toutefois le travail réalisé par la Fondation Theodora. /jsr+ast

Le témoignage de Séverine Moser, clown d’hôpital à Buenos Aires

(À écouter sur un ordinateur)

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