Votes communalistes: les réactions s'enchaînent

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Le dossier des votes communalistes continue à agiter les cantons du Jura et de Berne.

La prise de position du Conseil fédéral sur les votes communalistes a suscité de nombreuses réactions, à commencer par celles des cantons du Jura et de Berne.

A Delémont, tout d’abord, « pas de fébrilité ni d’affolement » de la part du Gouvernement jurassien, nous a confié Elisabeth Baume-Schneider. « On peut s’étonner que le Conseil fédéral soit allé aussi loin dans la formulation de la question posée aux trois communes du Cornet », indique la ministre en charge des affaires jurassiennes. Pour Elisabeth Baume-Schneider, il faut également « apprécier cet élément dans la mesure où l’impulsion doit venir de Moutier » puisque le sort des villages en question reste lié à celui de la cité prévôtoise. La ministre jurassienne indique également que la voie esquissée par le Conseil fédéral « s’inscrit dans la philosophie discutée par les cantons de Berne et du Jura avec la ville de Moutier ».

Le gouvernement bernois - par la voix du conseiller d’Etat Philippe Perrenoud - estime, quant à lui, que la prise de position des sept sages « a le mérite de la clarté ». Selon le président de la délégation du Conseil-exécutif pour les affaires jurassiennes, elle permettra à la commission du Grand Conseil en charge de l’examen de la LAJB - la loi destinée à régler la procédure communaliste - de le faire « en connaissance de cause ». Quant à savoir si le gouvernement bernois continuera ou non à soutenir le vote en deux temps, « il est encore trop tôt pour le dire », indique Philippe Perrenoud.

Les mouvements de lutte entre satisfaction et étonnement

Dans le camp antiséparatiste, c’est la satisfaction qui domine. Le président de Force démocratique Jean-Pierre Graber, qui avait interpellé le Conseil fédéral, se « dit surpris en bien » notamment par « la suggestion peu habituelle d’une question précise » qui « tient compte des principes démocratiques », selon lui. Jean-Pierre Graber se dit convaincu que cette prise de position « ne restera pas sans effet » devant le Grand Conseil bernois. Le comité Notre Prévôté, par la voix de son porte-parole Nicolas Rubin, déclare quant à lui que cette réponse est « plus ou moins celle qu’il attendait ». Il est notamment heureux de constater que l’autonomie communale ne serait pas remise en cause par un vote simultané, selon le Conseil fédéral.

Du côté des autonomistes, le MAJ affiche une « attitude zen », selon les mots de son secrétaire général. Pierre-André Comte estime que la prise de position du Conseil fédéral n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, dans la mesure où elle pourrait créer une dynamique du « oui ». Le secrétaire général du Mouvement autonomiste jurassien s’étonne toutefois que le Conseil fédéral se prononce sur un sujet – celui de l’autonomie communale – dont la responsabilité juridique appartient au Tribunal fédéral. Même surprise de la part de « Moutier ville jurassienne ». Le porte-parole du comité, Valentin Zuber, souligne avec ironie qu’il « ignorait que le Conseil fédéral était compétent pour l’élaboration de la LAJB ». Le conseiller de ville socialiste autonome de Moutier indique toutefois qu’il pourrait « vivre avec » la solution suggérée par le Conseil fédéral. /fco + ast

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