L'horlogerie, le monde de Dallas

Prune, horlogerie Zoom sur « Prune, horlogerie » (touche ESC pour fermer)
L'auteure du livre, Prune.

Elle s’appelle Prune, elle a 35 ans et elle sort un livre dans lequel elle décrit ce qu’elle qualifie d’Univers de Dallas. Quel monde ? Celui de l’horlogerie de luxe, milieu que la jeune femme a côtoyé pendant un an…avant de se faire licencier avec quelques collègues.

Prune travaillait comme webmaster pour une agence elle-même employée par une grande marque horlogère implantée à Bienne. « Nous avons perdu un gros client, j’en été tenue pour responsable et on m’a virée ». Pas découragée, Prune, qui a toujours aimé la plume, a alors décidé de raconter les coulisses de l’horlogerie de luxe. Raconter, et non dénoncer. « Je ne suis pas journaliste, je n’ai pas fait d’enquête. J’ai écrit un roman largement inspiré de ma réalité, drôle, qui décrit des situations pathétiques à la façon Dallas ».

L’œil vif, présentant bien comme on dit, la jeune femme n’y va pas par quatre chemins. Elle nous parle d’un monde rempli d’extrêmes, de personnes qui surjouent sur fond de cruauté et de coups-bas. Les chefs ? « Ils jouent tous aux petits chefs ». Les non-chefs ? « Ce ne sont que des caricatures, rien n’est naturel ».

Prune veut expliquer au simple péquin que l’horlogerie de luxe, ce n’est pas « ce monde lisse rempli de paillettes ». La carte d’identité de la Suisse en prend un coup.


Des pressions

Avec son roman 10 heures 10, l’ex-webmaster avoue s’être livrée à une thérapie. L’écriture sert souvent à ça. Des pressions de son ancien employeur, elle en a subies : « On m’a demandé de ne rien publier par peur de représailles de la boîte horlogère pour laquelle mon agence travaillait. J’ai été convoquée, je n’ai pas cédé. » Des contreparties financières ? « Il n’en a pas été question. »

Quant à savoir si l’herbe est plus verte ailleurs, la réponse est un brin évasive. Certes, si le monde de l’horlogerie de luxe est assimilé à celui de Dallas par notre jeune interlocutrice, elle est bien consciente que le monde du travail en général n’est pas celui de Barbie.  C’est tout.

Samedi matin, à l’heure de présenter son livre aux Neuchâtelois sur la Place Pury, des comédiens lisaient des passages de l’ouvrage aux passants tandis que Prune observait, lovée dans un canapé faisant partie d’une mise en scène, la réaction des badauds. Elle semblait arriver au bout de son cheminement, personnel avant tout. /abo

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