Patrick Siron plaide non coupable

Dans l'affaire du radar fracassé, le sergent-chef a-t-il violé le secret de fonction ? Le juge devra trancher. Zoom sur « Dans l'affaire du radar fracassé, le sergent-chef a-t-il violé le secret de fonction ? Le juge devra trancher. » (touche ESC pour fermer)
Dans l'affaire du radar fracassé, le sergent-chef a-t-il violé le secret de fonction ? Le juge devra trancher.

Patrick Siron est innocent. Son avocat a plaidé l’acquittement devant le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers lundi à Neuchâtel. Le sergent-chef de la Police neuchâteloise et président du syndicat de police est prévenu de violation du secret de fonction dans deux affaires distinctes.

L’une remonte à juillet 2014. Il avait alors indiqué sur les réseaux sociaux qu’un radar avait été fracassé à la hache. L’autre affaire remonte au mois de février de cette année. Il avait publié un communiqué en s’inquiétant de l’état de santé de policiers blessés dans une affaire au Val-de-Travers.

Son avocat estime que dans la première affaire, il n’y a pas eu violation du secret de fonction : le sergent-chef a fait cette déclaration alors qu’il n’était pas au travail. De plus, il aurait obtenu cette information non pas au sein de la police, mais de citoyens. Il estime avoir publié cette information pour dénoncer un acte de vandalisme commis sur la voie publique. Cerise sur le gâteau venant confirmer la version des faits du sergent-chef selon l’avocat : la hiérarchie de la police neuchâteloise n’a pas évoqué à l’interne une destruction à la hache. C’est Patrick Siron qui a relayé ce détail transmis par des citoyens. Aux yeux de l’avocat, cela démontre qu’il n’y a pas eu violation du secret de fonction.

 

Rôle de président du syndicat

Dans la seconde affaire, relative à quatre policiers blessés dans une intervention au Vallon, le mandataire estime que Patrick Siron a joué son rôle de président du syndicat : il s’est inquiété de l’état de santé de collaborateurs en dénonçant les violences faites à l’égard de policiers. Le contraire aurait été une erreur aux yeux de Patrick Siron : « je ne peux pas dire aux membres du syndicat qu’ils sont payés pour se faire casser la gueule et qu’ils doivent se taire ».

Le verdict sera rendu ultérieurement. /aju

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