Statu quo dans la question des gens du voyage

Les communes n’ont pas besoin de plus de liberté dans la gestion des gens du voyage. Elles en ont déjà assez. Ce constat ressort de la réponse du Conseil-exécutif à une motion urgente déposée début septembre par deux élus UDC. Dans le texte, le député-maire de Cortébert Manfred Bühler et Mathias Mühler, élu d’Orvin demandent au Grand-Conseil d’accorder plus de latitude pour les communes dans la question des gens du voyage.

Le droit en vigueur offre suffisamment de possibilités aux communes pour imposer l’évacuation effective de lieux utilisés par des gens du voyage dans un délai raisonnable. C’est du moins ce qu’estime le Conseil exécutif.  

Il rappelle que les communes peuvent déjà promulguer une interdiction de camper sur le domaine public et qu’il est du ressort de la police de la commune d’ordonner l’évacuation forcée.

Le Gouvernement bernois indique par ailleurs dans sa réponse, que les caravanes des gens du voyage sont considérées comme des locaux privés et qu’elles sont donc sujettes à la protection de la sphère privée. De plus, les gens du voyage suisse font partie d’une minorité protégée.

L’exécutif cherche à instaurer le dialogue avec les membres de cette communauté. C’est pourquoi il implique la police le plus tôt possible afin qu’elle puisse conseiller les communes et les particuliers dans les négociations. Au vu du manque de places existantes, l’exécutif estime que le renvoi et l’évacuation forcée des gens du voyage posent un « problème de fond »

Le gouvernement est toutefois conscient de la problématique liée aux gens du voyage. Un groupe de travail prépare d’ailleurs actuellement un mémento qui liste les relations entre les communes, la police et les gens du voyage. Le Conseil-exécutif recommande au Grand-conseil de rejeter cette motion. /anl

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