Le Jura bernois, une affaire de coeur

Hans-Jürg Käser Zoom sur « Hans-Jürg Käser » (touche ESC pour fermer)
Hans-Jürg Käser (photo: archives)

Le cœur des Bernois bat pour le Jura bernois. Hans-Jürg Käser l’a affirmé vendredi matin à Langenthal. Il s’exprimait dans le cadre de la traditionnelle allocution de début d’année du président du Conseil-exécutif. Le Grand Conseil se prononcera prochainement sur les modalités d’organisation des votes communalistes qui surviendront dès juin 2017. Hans-Jürg Kaeser explique que le Conseil-exécutif s’engagera pleinement pour convaincre les citoyens de Moutier, Belprahon, Grandval, Crémines et Sorvilier que si un « non » sort des urnes, ce ne sera pas un non au Jura et à Suisse romande, mais un oui à Berne en tant que canton bilingue. Il s’appuiera pour ce faire sur un dialogue politique.

Prudence sur les dépenses

Parmi les autres thématiques abordées, il a notamment été question de finances. Hans-Jürg Käser préconise la poursuite d’une politique « apaisée ». Il rappelle que malgré l’excédent budgétaire prévu ces prochaines années, la situation financière du canton de Berne reste tendue. Le vieillissement de la population n’arrangera pas les choses. Il faudra donc faire preuve de prudence face à des perspectives incertaines.

Miser sur l’innovation

En ce qui concerne l’économie, le président du Conseil-exécutif a rappelé l’importance d’être innovant. Il a aussi expliqué que des subventions de départ sont déjà prévues pour le Parc suisse d’innovation à Bienne et le Centre de compétences national en médecine translationnelle à Berne. La promotion de l’innovation devrait notamment profiter aux start-up et aux PME.

Une initiative de mise en œuvre dangereuse à plusieurs niveaux

Hans-Jürg Käser s’est enfin exprimé à propos de l’initiative de mise en œuvre de la loi sur le renvoi des étrangers criminels. Le Conseil-exécutif rejette le texte de l’UDC soumis au peuple le 28 février prochain. Selon le gouvernement, ce texte affaiblirait l’Etat de droit en limitant les compétences des tribunaux. Les juges ne pourraient en effet plus se prononcer en tenant compte des particularités de chaque affaire. Une validation du texte compliquerait aussi les relations avec l’Europe et nuirait à l’économie Bernoise./ast

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