Il est l’un des derniers à fabriquer des caquiats

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Vincent Cortat fabrique encore des caquiats

La tradition des caquiats se perpétue à Châtillon. Le menuisier du village est certainement l’un des derniers dans la région à utiliser encore son savoir-faire pour fabriquer l’instrument ancestral. Il faut dire que Vincent Cortat a lui-même participé aux cortèges dans son enfance et que Châtillon est l’un des derniers, si ce n’est le dernier village, où les enfants continuent de remplacer les cloches à Pâques.

Du jeudi au samedi, ils sont une trentaine à faire résonner les caquiats dans les rues du village et, le samedi matin, ils en profitent pour haranguer les habitants : « On vient pètler parce qu'on a caquié ».

Les demandes de caquiats ne sont plus guère nombreuses, c’est un instrument qu’on se transmet de génération en génération, mais chaque année, Vincent Cortat remet l’ouvrage sur l’établi pour une ou l’autre commande. C’est avant tout un hobby pour perpétuer cette tradition, car s’il fallait compter les heures passées à la fabrication, le caquiat serait trop cher et du coup invendable. Car le menuisier tient à un travail artisanal. Il aime aussi varier les essences qu’il utilise, toujours locales, pour que les sonorités soient différentes… En attendant que les cloches soient de retour de Rome. /iqu

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