Beat Feurer doit répondre d'instigation à la violation du secret de fonction

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Beat Feurer à sa sortie du Tribunal régional Jura bernois Seeland jeudi à Bienne.

Beat Feurer a été entendu par la présidente du Tribunal. Le conseiller municipal UDC biennois doit répondre, depuis mardi matin, d'instigation à la violation du secret de fonction. L'affaire remonte à l'automne 2014. Le rapport Hubacher faisait état de dysfonctionnements au sein de son département. Des informations avaient alors paru dans la presse. 

Une arrivée décontractée

Beat Feurer est arrivé détendu au Tribunal régional Jura bernois Seeland à Bienne. Le membre de l'exécutif biennois était accompagné de son avocat et a pris le temps de saluer la presse. Durant plus d'une heure, le conseiller municipal a été questionné par la juge. Beat Feurer est revenu sur les événements de 2014. Il était notamment question de la manière dont il a reçu le rapport Hubacher et comment et quand il a transmis le dossier à trois personnes de confiance.

C'était ensuite au tour de l'ancien secrétaire de direction de répondre aux questions de la présidente du Tribunal. Bien que l'histoire date d'il y a un an et demi, il peine toujours à trouver un emploi. Le trentenaire est au chômage depuis mai 2015. L'affaire ainsi que la procédure en cours le pénalise dans la recherche d'un emploi. Il s'est déjà présenté dans plus de 200 entreprises privées ou publiques sans succès.

Erich Fehr a été entendu en tant que témoin en fin de matinée. Il a fait le constat que la manière de communiquer dans cette affaire n'a pas été optimale. En début d'après-midi, c'est la chancelière de la cité seelandaise qui était appelée à témoigner.

Des incohérences

L'avocat de Beat Feurer, lors de la plaidoirie, a fait part de certains éléments qu'ils trouvaient surprenant. Premièrement, le rapport a été envoyé par e-mail par Monsieur Hubacher au conseiller municipal un vendredi à 16h30. A cette heure-là, selon l'homme de loi, de nombreuses personnes ont déjà quitté leur travail. Andreas Hubacher demandait à Beat Feurer de lui fournir une réponse ou des remarques suite à la lecture du dossier jusqu'au lundi suivant. L'avocat a souligné que si son client ou l'ancien secrétaire de direction n'avaient pas vu cet e-mail, il ne serait resté qu'un jour au conseiller municipal UDC pour formuler sa réponse. A noter encore que l'avocat de Beat Feurer a estimé que le rapport Hubacher, commandé par le conseil municipal, et le rapport Schweizer, commandé par la commission de gestion sur la vérification spéciale relative à l'enquête administrative mené à la Direction de l'action sociale et de la sécurité, sont loin d'être de la même qualité.

Acquittement demandé

Dans sa plaidoirie, l'avocat a demandé l'acquittement de l'élu. Il a expliqué que ce projet de rapport n'était pas classé confidentiel, ajoutant que les enquêtes administratives sont publiques en règle générale. Le Ministère public n'était pas représenté à l'audience.

Beat Feurer comparait devant la justice bernoise parce qu'il a fait opposition à l'ordonnance pénale du 18 mars 2015. Le Ministère public l'avait condamné à une peine pécuniaire avec sursis durant deux ans de 50 jours-amende à 380 francs.

Le dénouement de cette affaire sera connu jeudi matin lors de la lecture du verdict. /seb

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