"Il faut le sanctionner, pas l'enfermer"

L’auteur du coup de feu dans le Service social de Tavannes pourrait bien éviter un retour en prison. Le Ministère public et les parties plaignantes ne souhaitent pas interrompre la réinsertion sociale du prévenu de 20 ans, qui comparait depuis mardi devant le Tribunal de Moutier. Les plaidoiries se sont tenues mercredi matin et tous les camps militent pour une sanction sévère mais sans peine privative de liberté.  

Une punition mais sans détention

Les prétentions orales du Procureur, de la défense et des parties plaignantes ont démontré une volonté de punir le jeune homme sans remettre en cause ses projets de formation ou le suivi de sa thérapie par un nouvel emprisonnement. Une opinion qui n’empêche pas le Ministère public de condamner fermement le comportement du prévenu qui doit répondre notamment d’infractions à la loi sur les armes, de séquestration et de mise en danger de la vie d’autrui. Cette dernière accusation a été contestée vivement par la défense : « mon client a agi comme un imbécile mais à aucun moment il n’a voulu mettre en danger la vie de quiconque. Il n’y avait pas un chat sur le palier lorsqu’il a tiré » a martelé l’avocat du jeune homme.

Du sursis pour le Procureur

Le Ministère public estime pour sa part que la mise en danger de mort a été réalisée. Il requiert une peine de 8 mois ferme et 24 mois avec sursis. Une condamnation qui permettrait au prévenu de rester en liberté car en cumulant le temps de prison et les déductions liées aux mesures de substitution, les 8 mois ferme ont déjà été réalisés. Cette proposition de peine s’accompagne d’un suivi thérapeutique avec l’interdiction de posséder une arme. Le Tribunal rendra son verdict mardi prochain. /nme

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