Chantier de Loveresse: le canton de Berne botte en touche

Le canton de Berne est le maître d'oeuvre du chantier sur lequel des irrégularités ont été constatées Zoom sur « Le canton de Berne est le maître d'oeuvre du chantier sur lequel des irrégularités ont été constatées » (touche ESC pour fermer)
Le canton de Berne est le maître d'oeuvre du chantier sur lequel des irrégularités ont été constatées

Le canton de Berne réagit après les irrégularités constatées sur le chantier du centre d’entretien des Ponts et chaussées à Loveresse. La commission paritaire pour la construction du Jura bernois a dénoncé mardi une situation qu’elle juge scandaleuse, d’autant plus qu’il s’agit d’un chantier cantonal. 13 contrôles effectués sur ce site ont révélé des cas de travail au noir, d’employés non payés, d’utilisation de faux papiers et autres documents, ou encore l’emploi de personnes inscrites aux services sociaux et qui n’ont pas déclaré qu’elles travaillaient. La commission indique que le canton de Berne a été averti à plusieurs reprises, mais que la situation n’a pas changé. Des entreprises qui auraient dû être retirées du chantier sont toujours présentes. Elle demande que des mesures soient prises avec effet immédiat. 

Réponse laconique

Dans un courriel, l’Office des immeubles et des constructions commence par indiquer que la commission paritaire a invité la presse sur le chantier de Loveresse pour dénoncer, selon elle, de nombreuses « graves irrégularités », deux mots placés entre guillemets. L’OIC indique pour sa part qu’il a été informé de deux incidents. Dans les deux cas, il s’agissait de personnes qui n’avaient pas de papiers en règles sur eux. L’OIC indique qu’il s’agit clairement d’un manquement, et que les entreprises responsables ont immédiatement reçu un avertissement écrit qui précisait que des sanctions seraient prises en cas de nouvel incident de même nature.

L’Office ajoute que lorsque le canton mandate une entreprise, elle doit s’engager à respecter l’ensemble des dispositions légales en vigueur, notamment sur la protection des travailleurs et des conditions de travail. Les manquements sont passibles de sanctions pouvant aller jusqu’au retrait du mandat. En ce qui concerne les revendications de la commission paritaire, l’OIC n’évoque pas de nouvelles mesures.

De là à penser que le canton se dédouane, il n’y a qu’un pas.

Le torchon brûle avec la commission paritaire

Suite à cette réponse, nous avons fait réagir Flavio Torti, le vice-président de la commission paritaire, dans notre journal de 18h. Une récation empreinte d'une vive émotion que vous pouvez réécouter ici (uniquement depuis la version classique du site Internet):

/ast

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