Piqûres au Noirmont : l’identité de l’insecte découverte

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Le maire du Noirmont, Jacques Bassang (à gauche), et Marc Kenis (à droite), entomologiste mandaté par l'Office de l'environnement du Jura.

L’anophèles plumbeus. C’est le nom du moustique qui a piqué cet été des habitants d’un quartier au Noirmont. L’information a été révélée jeudi en fin de matinée. Certains citoyens du village franc-montagnard, qui vivent notamment dans les rues des Sommêtres et des Angolattes, avaient dernièrement remis une pétition – munie d’une trentaine de signatures - à leurs autorités communales dans le but d’agir contre cette problématique. Quelques Noirmonniers piqués par les bestioles avaient même été contraints de recourir à des antibiotiques pour se soigner.

Une cause principale

« Ces insectes, de taille standard, ont profité d’un milieu favorable pour sévir en journée. L’espèce a certainement proliféré dans des eaux stagnantes, qui contenaient passablement de matières organiques, mais on ne connait pas encore la source. Ce genre de pullulation est assez rare », explique l’entomologiste mandaté par l’Office de l’environnement du Jura. Marc Kenis a précisé que « ces moustiques, agressifs, ont pu piquer entre 10 et 20 fois par jour, à proximité des forêts ou des jardins. Ce phénomène, très local, de pullulation a démarré il y a quelques années dans la commune taignonne, mais il a surtout affecté une partie de la population en 2016. « Ce constat s’explique peut-être par la hausse classique de la population d’insectes ou en raison d’un hiver très doux qui a favorisé la survie des larves et des œufs dans des pièces d’eau », dit Marc Kenis.

La lutte s’organise

« Le gros des ennuis est passé, grâce au retour des températures fraiches. En effet, les moustiques adultes ne supportent pas le froid et n’agiront donc pas durant l’hiver. Quelques piqûres ne sont toutefois pas à exclure », rappelle Marc Kenis.

Pour éviter une nouvelle pullulation à partir du printemps prochain, une démarche a été initiée. Une cartographie pour trouver les endroits qui peuvent potentiellement être sources de la prolifération des moustiques est en cours d’élaboration. Dans un deuxième temps, les insectes seront analysés. Ensuite, le moyen pour les éradiquer s’effectuera soit en vidant et en asséchant les lieux, soit en utilisant des produits, comme des insecticides.

Des autorités communales contentes

Du côté de l’exécutif du village, c’est le sentiment de satisfaction qui prédomine. « On est désormais content de savoir de quel genre de moustiques il s’agit et de quelle manière on va pouvoir trouver une solution pour régler ce problème », affirme le maire du village, Jacques Bassang. /bbo

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