Le brassage artisanal attire toujours plus

Frédéric Guerne a créé une brasserie dans le sous-sol de sa maison à Courtelary. (ldd) Zoom sur « Frédéric Guerne a créé une brasserie dans le sous-sol de sa maison à Courtelary. (ldd) » (touche ESC pour fermer)
Frédéric Guerne a créé une brasserie dans le sous-sol de sa maison à Courtelary. (ldd)

La bière « maison » a toujours plus d’adeptes dans la région et en Suisse. Frédéric Guerne est devenu l’année dernière le 576e brasseur officiel du pays. Le citoyen de Courtelary était surtout connu jusqu’ici pour être le directeur de la Fondation Digger à Tavannes. C’est un peu par hasard qu’il s’est lancé dans la production de bière artisanale à l’hiver 2008. « Mon épouse m'a offert un livre sur le savoir-faire oublié. Parmi les articles, il y en avait un sur la bière. Je me suis alors lancé » explique Frédéric Guerne propriétaire de la nano-brasserie la Courtysane.

« Mettre un souvenir ou une émotion en bouteille »

La brasserie la Courtysane propose quatre bières. « Les recettes sont élaborées sur un ressenti, une émotion. Ça peut m’arriver n’importe quand. Je suis en train de conduire et tout d’un coup, j’ai un flash. J’essaie ensuite de recréer ce sentiment à travers des saveurs. »

Un maltage 100 % régional

Le malt est un ingrédient indispensable dans la confection d’une bière. Il s’agit de transformer l’orge par différents procédés. Les brasseurs suisses se fournissent principalement en Allemagne et en République tchèque pour des questions de coûts. Frédéric Guerne le produit lui-même, « nous ne devons pas être plus de trois à le faire en Suisse » explique-t-il. Dans la région, la brasserie de la Blanche-Pierre à Delémont élabore également son malt. Par ailleurs, les deux entreprises ont un projet commun. Elles souhaitent trouver un procédé qui permette de transformer l’orge suisse et régional en malt de brasserie plus facilement et à un coût raisonnable.

L’avenir de la Courtysane

Les projets regorgent dans la tête du brasseur de Courtelary. Il prépare en ce moment sa 5e mousse intitulée « La Mont-Soleil ». Frédéric Guerne souhaite également pouvoir mieux répondre à la demande de ses clients, « j’ai des commandes pour les six prochains mois, j’aimerais bien pouvoir réaliser un petit stock » indique-t-il. /seb

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