Bienne à 1h45 de Belfort en 2012

Les travaux en vue de la réouverture de la ligne Bienne-Delémont-Delle-Belfort se poursuivent. Ce samedi, sous la supervision de l’association Interligne TGV Belfort-Bienne, une quarantaine de volontaires ont participé à la désormais traditionnelle matinée de nettoyage et de débroussaillage de la voie ferrée. Ces opérations sont destinées à faciliter la réouverture de la totalité de la ligne.
 
En 2008, la fréquentation de la ligne Delle-Porrentruy a été en moyenne de 105 voyageurs par jour. Elle a augmenté de près de 25% en un an. Preuve de son intérêt, le nouvel horaire qui entrera en vigueur au mois de décembre comportera un train supplémentaire le soir.
 
Une ouverture retardée
 
Selon les dernières estimations, la ligne Bienne-Delémont-Delle-Belfort devrait être remise en service en 2012, un an après l’ouverture de la ligne TGV Rhin Rhône le 11 décembre 2011. Le problème du phasage avec le trafic ferroviaire de part et d’autre de la frontière et avec la ligne à grande vitesse en particulier n’est pas encore réglé, l’objectif est la cadence horaire ramenée à la demi-heure en heure de pointe. On estime aujourd’hui à 3800 le nombre de voyageurs potentiel pour cette ligne qui mettrait Belfort à 1h15 de Delémont et à 1h45 de Bienne.
 
Encore 21 millions d'euros à trouver
 
Côté financement, il manque encore 21 millions pour boucler le dossier. Les promoteurs de la ligne disposent déjà de 67 millions dont une part de 3 millions votée au mois de mars par le Parlement jurassien. Il manque notamment plus de 11 millions d’euros attendus de la part de l’Etat français et de RFF chargé de construire la ligne. Ce ne sont pour l’instant que des déclarations d’intention.
 
Au total, le coût de remise en service de la ligne est devisé à 88 millions de francs, soit 135 millions de francs. Le Gouvernement jurassien a écrit au mois de janvier à son homologue bernois afin de lui demander s’il pourrait aussi participer au financement des travaux. Il n’y pas encore eu de réponse à ce sujet.
 
Des soucis d'infrastructures à régler
 
Quelques soient les solutions retenues, des travaux conservatoires doivent être entrepris aujourd’hui afin par exemple de doubler la voie au dessus de la voie TGV à Meroux afin de permettre des cadences intéressantes pour le trafic voyageur. L’ouvrage en question doit être élargi aussi vite que possible. Il reste aussi à régler la problématique des passages à niveaux dont la mise en conformité sur le plan de la sécurité devrait coûter entre 10 et 15 millions d’euros, un montant qui n’est pas compris dans le projet. Les autorités mènent actuellement certaines démarches afin de supprimer certains passages à niveaux et diminuer le coût des investissements nécessaires. /gk
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