Les opposants à la LGE lancent la campagne en vue du 8 février

Lancement de la campagne dans le Jura en vue de la votation cantonale du 8 février au sujet de la loi cadre sur gestion des eaux. Opposants et partisans vont exposer leurs arguments ces prochaines 48 heures. Premiers à monter au front, les opposants ont expliqué ce matin les raisons qui les poussent à rejeter la loi acceptée le printemps dernier par le Parlement jurassien avec 48 voix contre 6.
 
Pour rappel, pas moins de dix-sept communes ont décidé de lancer le référendum contre le texte adopté par une majorité de députés et soutenu par le Gouvernement jurassien. La loi prévoit notamment la création d'un fonds cantonal des eaux, alimenté par l'Etat et par une redevance de 40 centimes par m3 prélevée auprès des consommateurs. Objectif, soutenir les investissements communaux ou intercommunaux dans le domaine de l'eau.
 
Le comité référendaire est composé de quatre maires et quatre députés. Qu’ils soient du PDC, de l’UDC ou sans parti, ils estiment que cette loi équivaut tout simplement à un impôt déguisé et à la déresponsabilisation des communes dans la gestion des eaux.
 
En guise de préambule, le maire de Courchavon, Gérard Meyer, qui préside le comité référendaire, a rappelé que deux tiers des communes qui s’étaient prononcées lors de la procédure de consultation étaient opposées à ce qu’il appelle une nouvelle taxe. Pour lui, ce système de financement n’est pas cohérent. Le comité référendaire parle de nouvel impôt pour les contribuables, un impôt qui servira à alimenter à hauteur de trois millions de francs par an le fonds cantonal prévu par la loi.
 
Gérard Meyer explique encore que certaines communes se sont engagées par le passé davantage que d’autres dans l’aménagement de leurs infrastructures dans ce domaine. Selon lui, cette nouvelle taxe serait démotivante pour les communes qui ont déjà fait des efforts. Elle ne doit en tout cas pas être utilisée pour des travaux d’aménagement du territoire.
 
Il est exclu par ailleurs selon le comité référendaire qu’une diminution de la pression fiscale dans le Jura se fasse en parallèle de la création de nouvelles taxes défavorables aux familles. Enfin le comité estime que les eaux de surface ne doivent pas figurer dans cette loi. Elles deviendront propriété publique et les sources privées seront désormais dans les mains de l’Etat.
 
Les communes qui ont accepté de lancer le référendum vont payer quelques 200 francs pour soutenir le travail du comité référendaire qui a admis ce matin n’avoir pas d’autres moyens pour l’instant pour financer sa campagne. /gk
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