Transports publics : l’usager pourrait devoir payer plus

Une taxe sur la mobilité n’est pas taboue pour le gouvernement bernois. Le député socialiste de Saint-Imier, Francis Daetwyler, demandait au Conseil-exécutif s’il allait continuer à financer les transports publics, et si oui comment. Dans sa réponse, le Gouvernement bernois souligne que si une grande part des investissements à venir dans les transports publics sera à la charge du canton, les utilisateurs pourraient eux aussi devoir prochainement passer à la caisse.
 
«Complexe»
 
Le Gouvernement bernois débute sa réponse par un avertissement au lecteur : «le financement (…) des transports publics est complexe». Le Conseil-exécutif rappelle que le voyageur règle la moitié des coûts avec son billet, le reste étant à la charge de la Confédération, du canton et des communes. Et le canton n’entend pas faillir à sa mission : les impôts bernois continueront de financer leur part d’infrastructures et de transports publics. Car le gouvernement bernois juge «essentiel» de «répondre au besoin croissant» en matière de transports publics.
 
Comment payer ?
 
Problème : il faudra faire face à des coûts en constante augmentation, le manque de place en Suisse rendant la construction de nouvelles lignes de chemin de fer de plus en plus coûteuse. Le Gouvernement bernois n’a pas de solution toute faite. Toutes les pistes sont ouvertes, et notamment les plus douloureuses, comme celle de soulager les voyageurs de quelques deniers supplémentaires. Hypothèses de travail : réduire les déductions fiscales pour pendulaires ou mettre en place une taxe sur la mobilité. /tsc
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