Discussion pour éviter une "affaire Rappaz" bernoise

Le canton de Berne et l’Hôpital de l’Ile mènent actuellement une discussion pour éviter une «affaire Rappaz» bernoise. C’est ce qui ressort de la réponse du Conseil-exécutif à une interpellation émanant de Dave Von Kaenel. Le député PLR de Villeret s’inquiétait de savoir quelle était la politique de l’Office bernois de la privation de liberté en cas de grève de la faim prolongée.
 
 
Libre-arbitre
 
La pratique est la suivante: les geôliers n’interviennent pas tant que la personne agit selon son libre choix. Mais lorsque la grève de la faim mène à une perte des facultés nécessaires au discernement, le Conseil-exécutif veut pouvoir procéder à une alimentation de force. Il estime devoir maintenir coûte que coûte en vie les détenus.
 
 
Et les médecins ?
 
Reste le cas de conscience vécu dans l’affaire Rappaz: un médecin ne peut agir contre l’avis de son patient. Dans le canton de Berne, une solution semble se dessiner: faire recours à la Division cellulaire de l’Hôpital de l’Ile. Cette mesure devrait permettre de sauver la vie d’un détenu malgré ses dernières volontés. Le Gouvernement bernois estime en effet que les spécialistes de cette division sont autant au service du patient que des autorités cantonales et donc, qu’ils devraient pouvoir exécuter une alimentation forcée si le cas devait se présenter. Les médecins partagent-ils ce point de vue ? C’est encore à voir.
 
 
Scandale difficilement évitable
 
Dave Von Kaenel, dans son interpellation, s’inquiète du théâtre politico-médiatique éventuel qui résulterait d’une telle situation… Le Conseil-exécutif hausse les épaules: une disposition légale ne suffira pas à elle seule à éviter un remake de l’affaire Rappaz. /tsc
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