Les Etats-Unis prêts à discuter de leurs crédits d'exportation

Les Etats-Unis prêts à discuter de leurs crédits d'exportation

Photo: Keystone

Les Etats-Unis sont d'accord de discuter à Nairobi de tous les sujets de la concurrence à l'exportation, dont leurs crédits à l'agriculture. En plénière, la Suisse s'est dit prête à revoir ses subventions de la 'loi chocolatière' si les autres font des concessions.

La secrétaire d'Etat à l'économie Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch a souligné mercredi lors de la 10e Conférence ministérielle de l'OMC que Berne s'est engagée dans les négociations, 'même dans les domaines où nous sommes exposés'. En cas de consensus sur la concurrence à l'exportation, la Suisse devrait abandonner sa 'loi chocolatière'.

Elle subventionne les exportations de produits agricoles transformés à base de lait et de céréales. La Suisse souhaite un délai de sept ans, puis une transition immédiate pour éviter de changer de système à plusieurs reprises. Des mesures compensatoires seront prévues.

Et 'nous sommes prêts à prendre notre part si les autres font de même', a indiqué la cheffe de la délégation suisse à la Conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Des efforts communs que les milieux agricoles demandent en cas de concession, en Suisse comme dans l'Union européenne (UE).

Les organisations des syndicats agricoles européens a demandé encore mardi à l'UE de s'activer pour un résultat 'équilibré' sur cette question. En novembre, l'Union suisse des paysans (USP) avait estimé essentielle la 'loi chocolatière' en période de franc fort. Le Parlement fédéral discute de son augmentation à près de 95 millions de francs.

Extension de l'ITA pas encore garantie

La Norvège et le Canada subventionnent aussi les exportations agricoles. Les Etats-Unis sont eux concernés par leur crédit aux exportations agricoles. Selon des sources concordantes, Washington veut faire preuve de bonne volonté dans les limites que la nouvelle loi agricole leur permet. De nombreux juristes spécialisés sur cette question ont fait le déplacement.

L'extension de l'Accord sur les technologies de l'information (ITA), piste la plus optimiste pour un résultat à Nairobi, n'est pas encore garantie. Le directeur général de l'OMC Roberto Azevedo rencontrait mercredi matin la délégation chinoise pour tenter de débloquer la situation.

Pékin doit présenter un calendrier révisé pour la mise en oeuvre de cet accord. Un ITA qui serait le premier accord plurilatéral d'accès au marché depuis très longtemps.

/ATS
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