Les négociations sur le nucléaire iranien ont repris à Vienne

Les négociations sur le nucléaire iranien ont repris à Vienne

Photo: Keystone

Les négociations sur le nucléaire iranien ont été relancées ce mercredi à Vienne avec en ligne de mire la conclusion d'un accord définitif au plus tard le 30 juin. Plusieurs obstacles restent à aplanir.

Après l'accord trouvé le 2 avril à Lausanne après un marathon de huit jours de tractations, diverses interprétations sont apparues sur les grandes lignes de cet accord. Ce qui laisse augurer d'ici fin juin de difficiles négociations pour parvenir à un document final.

'La levée des sanctions sera l'un des sujets principaux de cette session de négociations (...). Si l'autre partie fait preuve de bonne volonté politique, nous pourrons trouver un accord définitif', a déclaré mercredi le vice-ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araqchi, à la télévision publique iranienne.

A son arrivée à Vienne, il a été plus clair encore: 'Toutes les sanctions économiques devraient être levées le jour où l'accord sera mis en oeuvre', a-t-il dit, cité par l'agence de presse iranienne Tasnim.

Une réunion entre M. Araqchi et Helga Schmid, secrétaire générale adjointe du Service européen pour l'action extérieure (SEAE), a débuté mercredi après-midi. Des discussions plénières avec les délégations des pays du P5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité plus l'Allemagne), dont la sous-secrétaire américaine d'Etat Wendy Sherman, suivront dans la semaine.

'Nous pensons qu'il est possible de parvenir à un accord équitable et juste d'ici fin juin, voire avant', a souligné M. Araqchi. Les discussions de Vienne, a-t-il ajouté, devraient durer trois jours.

Paris s'interroge

Téhéran assure qu'il n'acceptera un accord définitif sur son programme nucléaire que si les puissances du P5+1 lèvent les sanctions internationales qui pèsent sur son économie.

Pour les Etats-Unis, les sanctions ne devront disparaître que progressivement. Idem pour la France. Le chef de la diplomatie, Laurent Fabius, a noté peu de temps après l'accord de Lausanne que des sujets sensibles n'avaient pas encore été réglés. 'Par exemple, comment s'assurer que l'Iran ne se dotera pas d'un programme à dimension militaire ? A quel rythme lever les sanctions, et si l'accord n'est pas respecté, comment les rétablir ?'.

L'Iran et les puissances du P5+1 cherchent à en finir après plus de 12 ans de querelles sur le programme nucléaire de Téhéran. Les Occidentaux soupçonnent l'Iran de chercher en secret à se doter de l'arme atomique, ce que les Iraniens nient, disant vouloir seulement produire de l'électricité via des centrales atomiques civiles.

/ATS
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