Moins de capital mais plus de dividende pour l'Etat du Valais

Moins de capital mais plus de dividende pour l'Etat du Valais

Photo: Keystone

Le Grand Conseil valaisan a unanimement ouvert la voie mardi à la restructuration du capital-actions de la banque cantonale. L'Etat devra céder des actions, mais son dividende augmentera.

Aucune voix discordante n'a troublé le débat d'entrée en matière. Les députés ont unanimement soutenu la restructuration du capital-actions de la Banque Cantonale du Valais (BCVs). La solution envisagée présente des avantages pour toutes les parties, ont relevé tous les intervenants.

L'Etat du Valais détient actuellement 73,33% du capital de la banque et 84,62% des droits de vote. Ce privilège lui est fourni par ses actions nominatives introduites lors de la transformation de la banque en société anonyme en 1993.

Les actionnaires au porteur détiennent 26,76% du capital mais 15,38% des voix. Ils bénéficient en revanche d'un dividende plus élevé de 27% par action alors que l'Etat ne touche que 16%.

Action unique

La question du dividende est soulevée depuis plusieurs années au parlement cantonal. L'Etat a planché sur la question avec la banque afin de trouver une solution d'une action unique avec un même dividende et un même droit de vote.

L'Etat met en vente auprès des actionnaires privés actuels 80'000 actions à un prix préférentiel de 300 francs l'unité, alors que le cours actuel est proche de 800 francs. Cette offre sert à indemniser les détenteurs d'actions au porteur de la suppression du dividende dissocié.

La seconde opération sera une augmentation de capital par l'émission de 80'000 nouvelles actions d'une valeur nominale de 100 francs proposée au prix de 740 francs. L'Etat pourra ainsi compenser une créance de 50 millions de francs qu'il détient envers la banque depuis sa transformation en société anonyme.

Revenus augmentés

Le canton encaissera au passage un montant de 16 millions de francs, bienvenu dans la situation financière actuelle, ont relevé plusieurs parlementaires. Les actions seront ensuite divisées en actions nominatives d'une valeur nominale de 10 francs chacune.

Au final, l'Etat détiendra une majorité d'environ 68% du capital et des voix. Il encaissera chaque année environ 10 millions de francs supplémentaires de dividende.

Le débat de détail a lieu jeudi matin. La banque tient une assemblée générale extraordinaire jeudi après-midi pour avaliser cette restructuration. Plusieurs parlementaires ont souhaité que les actionnaires minoritaires ratifient, eux aussi, cette opération et que l'actionnaire majoritaire leur réserve au moins trois sièges au conseil d'administration au lieu d'un actuellement.

/ATS
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