Près de 600'000 Brésiliens anti-Rousseff ont manifesté dimanche

Près de 600'000 Brésiliens anti-Rousseff ont manifesté dimanche

Photo: Keystone

Près de 600'000 Brésiliens indignés par le scandale de corruption Petrobras ont manifesté dimanche contre la présidente Dilma Rousseff. C'est moins que lors de la première mobilisation qui avait réuni 1,7 million de personnes le 15 mars.

Aux cris de 'dehors Dilma!', les manifestants, souvent vêtus du maillot jaune et vert de l'équipe nationale de football, ont réclamé la fin de l'impunité dans les affaires de corruption. Ils ont aussi exigé la destitution de la présidente.

Au total, quelque 575'000 personnes ont manifesté dans une centaine de villes du pays, dont 275'000 à Sao Paulo, la capitale économique du géant émergent d'Amérique latine et fief de l'opposition de centre-droit, selon des estimations encore provisoires de la police ville par ville.

Dans la capitale Brasilia, plus de 25'000 personnes ont défilé dans une ambiance festive et familiale, entre skaters et marchands ambulants. A Rio de Janeiro, ils étaient environ 10'000 à parader face à la plage ensoleillée de Copacabana.

Mobilisation difficile

Les organisateurs, des mouvements citoyens officiellement apolitiques mobilisant sur Internet ont ainsi échoué dans leur pari de rééditer la mobilisation des manifestations du 15 mars.

'Il est difficile de mobiliser des multitudes dans la rue tous les mois. Le manque de leadership de ce mouvement se fait sentir et par ailleurs la présidente a réussi à stopper certaines hémorragies depuis mars. Elle doit respirer un peu ce soir', analysait pour l'analyste politique André Cesar.

Majorité pour une destitution

Selon un sondage de l'Institut Datafolha publié samedi, 63% des Brésiliens seraient favorables à la destitution de la présidente à cause du scandale Petrobras. Mais ils sont également 64% à penser que cela ne se produira pas, même si huit sur dix pensent qu'elle était au courant des malversations au sein du géant pétrolier.

La plupart des juristes estiment que les conditions d'une destitution de la présidente ne sont pas réunies et aucun parti politique de poids ne s'est pour le moment prononcé ouvertement en faveur de cette option radicale défendue par une majorité de manifestants.

/ATS
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