Suspense au dernier jour prévu des négociations à Lausanne

Nucléaire iranien: les discussions de Lausanne prolongées d'un jour

Photo: Keystone

Les négociations sur le nucléaire iranien vont se prolonger à Lausanne. Des progrès suffisants ont été accomplis pour que les discussions se poursuivent au-delà de la limite fixée mardi à minuit, selon les Etats-Unis. Mais 'plusieurs points posent encore problème'.

Des heures de tractations acharnées mardi n'ont pas permis d'aboutir, après six jours d'efforts quasiment jour et nuit. 'On avance mais c'est compliqué, c'est long, c'est difficile, et je crains qu'on y passe la nuit', a déclaré le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. 'Il n'est toujours pas clair s'il y aura un accord', a estimé de son côté un diplomate allemand.

'L'Iran ne veut pas un accord pour un accord et un règlement définitif doit garantir son droit à l'énergie nucléaire', a auparavant déclaré un négociateur iranien, Hamid Baidinejad. 'Nous allons poursuivre les discussions jusqu'à la conclusion d'un accord sur les points controversés', a-t-il ajouté.

Départ du ministre chinois

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, qui avait quitté la Suisse la veille, est revenu en fin d'après-midi retrouver ses pairs. Son homologue chinois est à son tour parti mardi soir, en laissant son adjoint.

Les négociateurs s'étaient fixés la date du 31 mars pour parvenir à un compromis historique sur ce dossier qui plombe les relations internationales depuis douze ans. Les pays du P5+1 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie, Chine, France et Allemagne) et l'Iran tentent de parvenir à un accord d'étape ou à une entente de principe pour pouvoir continuer les négociations.

Points non résolus

Les points clés qui grippent la négociation depuis des mois ne sont toujours pas complètement résolus, à savoir la durée de l'accord et la levée des sanctions internationales.

Un échec dans les prochaines heures ne signifierait pas automatiquement la rupture et la fin de toutes les négociations, soulignent les protagonistes de part et d'autre.

Mais tous s'accordent à dire que la situation serait beaucoup plus compliquée et difficile, un échec des discussions de Lausanne ne pouvant que conforter les opposants à un accord, de Washington à Téhéran, en passant par Jérusalem ou Riyad.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a à nouveau affirmé qu'un accord à Lausanne ouvrirait la voie à un Iran nucléaire. Le chef de la diplomatie saoudienne Saoud Al-Fayçal a pour sa part accusé les grandes puissances de 'court-circuiter les intérêts des Etats de la région en faisant miroiter à l'Iran des bénéfices dont il ne pourra pas jouir sans coopérer avec les pays de la région'.

/ATS
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